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France 3 poursuit les mini-séries à suspense en diffusant les samedi 5 et dimanche 6 novembre à 20H50 "Le temps meurtrier" (2x90 minutes), deuxième volet d'une trilogie criminelle entamée avec "La deuxième vérité" également réalisée par Philippe Monnier. Un troisième opus sur la rumeur sera tourné au printemps. Dans l'univers délétère de la France sous l'Occupation, le scénariste et écrivain Jacques Santamaria a imaginé une enquête criminelle qui s'inspire de faits divers réels. Un an d'écriture a abouti à une intrigue serrée, focalisée sur l'inspecteur Coezec, rôle écrit pour Bruno Putzulu qui se coule parfaitement dans le personnage. "Je voulais montrer une autre façon d'examiner le crime, selon la morale. Peut-on transgresser la loi quand elle ne nous paraît plus morale? C'est la différence entre le légal et le juste", explique Jacques Santamaria, qui avoue pouvoir passer "48 heures ou trois jours sur une réplique", surtout quand il connaît l'acteur pour lequel il écrit. L'affaire, dit-il, le meurtre d'un notable la nuit du 31 décembre 1942, "sert de révélateur pour faire le portrait d'une petite ville sous l'Occupation". "On a voulu donner une tonalité presque documentaire, un peu à la pointe sèche", ajoute-t-il. Sur fond de rivalité entre gendarmerie et police, l'inspecteur Coezec, un homme droit et intègre, mène son enquête dans un climat hostile où les personnages cachent tous une ambivalence. François Marthouret interprète Jean de Montvert, un écrivain pétainiste inspiré de Drieu La Rochelle, un "homme qui s'est trompé de bonne foi" et qui a choisi le mauvais camp tout en affirmant n'avoir "jamais voulu la barbarie". Les Allemands, grâce au personnage de l'officier Hans Gascher (Pascal Elso, toujours juste), ne sont pas caricaturaux. Ce militaire francophile et cultivé sera jugé trop souple par Berlin qui l'enverra sur le front russe. Il sera remplacé par Eleonor Von Scholten (Charley Fouquet), personnage inspiré d'une femme SS qui a fait pendre des résistants à Tulle et qui incarne le mal. L'histoire fait aussi la part belle à des personnages de femmes comme Jeanne (Delphine Rollin), Marie la jeune résistante (Marie Mouté) qui ne baisse pas les yeux devant les SS, Simone la jeune juive (Cécile Rebboah) ou encore Hélène Durieux (Anne Plumet) la patronne de "L'hôtel de France", opportuniste qui attend que la guerre passe. Tous sont confrontés à des choix car, comme le dit un des protagonistes, "on ne peut pas rester indéfiniment au carrefour". La seconde partie bascule franchement dans le romanesque sans que l'intrique ne fléchisse, toujours servie par des dialogues millimétrés, une mise en scène précise et des comédiens tous dans leur rôle dans ce théâtre d'ombres à l'atmosphère inquiétante.
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