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"Nous avons les moyens de vous faire parler": la torture, "universellement condamnée, largement pratiquée", sera ce soir à 22H50 le thème du magazine d'information de Canal+, "Lundi investigation", qui diffuse un documentaire sans concession de la BBC. Le général français Paul Aussaresses, condamné par le justice non pour avoir torturé en Algérie mais pour avoir justifié l'usage de la torture, ouvre l'angoissante série des témoignages. Avec une consternante candeur, il avoue avoir employé les "mêmes méthodes que les nazis" après avoir constaté leur efficacité et refuse de demander pardon. Même si les scènes de torture sont, d'évidence, absentes du document, elles sont furtivement évoquées par des images, tirées notamment du film "La bataille d'Alger". S'égrènent ensuite les témoignages croisés des tortionnaires et de leurs victimes qui prouvent, si besoin était, que la torture est universellement pratiquée et toujours justifiée par les mêmes raisons. Au Vietnam par les Américains, en Angleterre contre les combattants de l'IRA, en Argentine par l'armée, en Afrique du Sud par les Blancs contre les militants de l'apartheid, en Irak enfin, par des membres de l'armée américaine, comme en témoignent des photos irrécusables. Au coeur du documentaire, les auteurs rapportent une expérience menée en 1962 dans un laboratoire d'étude du comportement de l'université de Yale où l'on voit des hommes ordinaires n'hésitant pas à infliger ce qu'ils croient être des chocs électriques d'extrême violence à des cobayes humains, une fois assurés que leur responsabilité ne sera pas mise en cause. "N'importe qui peut devenir tortionnaire", assure Hugo Garcia, ancien tortionnaire "discipliné" de l'armée uruguayenne, qui raconte comment il torturait ses victimes en les plongeant dans l'eau jusqu'à la suffocation, sur l'air du "Yellow submarine" des Beatles. Amateur d'opéra, l'argentin Julio Simon, surnommé "le bourreau" ou "le boucher", qui a torturé une femme enceinte avec un "picana", un pistolet électrique utilisé pour marquer le bétail, assure qu'il mourra "la conscience en paix". Quant à Guidéon Newood, qui a participé à l'interrogatoire du leader noir Stephen Biko, mort sous les coups, il se dit aujourd'hui chrétien, alors qu'il est en attente d'un procès pour torture et meurtre. Lors d'une tentative de réconciliation au domicile de la famille d'une de ses victimes, il sera agressé par le fils de celle-ci devant l'objectif de la caméra. "L'histoire a prouvé que, bien souvent, la torture ronge de l'intérieur le système qu'elle est censée protéger", conclut le document.
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