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L'actrice Julie Gayet cache son visage derrière un foulard, reprenant pour son rôle le geste resté dans les mémoires de Dominique Prieur, agent secret, photographiée lors de son arrestation après le sabotage du Rainbow Warrior, le 10 juillet 1985, dans le port d'Auckland. Le bateau de l'association écologiste Greenpeace, en campagne contre les essais nucléaires français dans le Pacifique, est coulé par deux mines posées par des agents secrets français. Le sabotage tue un photographe de Greenpeace et déclenche l'un des plus gros scandales politico-diplomatiques de la première présidence de François Mitterrand. Avec "Le Rainbow Warrior", téléfilm réalisé par Pierre Boutron sur un scénario de l'écrivain Dan Franck, Canal+ propose un récit chronologique et détaillé de ce fiasco des services secrets français, qui a conservé une part de mystère en dépit des nombreuses révélations dans la presse.Diffusion ce soir à 20H50 "On connaît relativement bien" les rouages de l'opération de sabotage et de l'enquête policière en Nouvelle-Zélande, "malgré certaines zones d'ombre", souligne Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction française de Canal+. Mais "il y a l'autre versant" de l'affaire, "plus obscur", le versant politique (qui, à Paris, a donné l'ordre de couler le Rainbow Warrior et qui savait?). "C'est l'histoire d'un mensonge et de l'impunité que le pouvoir s'autorise parfois", résume-t-il. Dans le film, les services du Premier ministre Laurent Fabius ignorent qui a lancé l'opération. Le Duc (interprété par Niels Arestrup), haut fonctionnaire de l'Elysée, fournit sous le manteau des informations au journaliste Korovine (peu convaincant Pascal Elbé) pour accabler le ministre de la Défense Charles Hernu -qui démissionnera- et protéger le donneur d'ordre, le président Mitterrand. Sur le terrain des opérations, Julie Gayet campe un capitaine Dominique Prieur raide et sans humour, venue en Nouvelle-Zélande avec le commandant Alain Mafart (Scali Delpeyrat), plus décontracté. Dotés de faux passeports suisses, ces deux officiers de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) sont pour cette mission les "faux époux Turenge", comme les qualifiera la presse après leur arrestation. Les espions, vite démasqués, sont interpellés le 12 juillet, en rapportant leur camping-car à l'agence de location. La confrontation avec la police néo-zélandaise donne lieu à un excellent numéro d'acteur du comédien britannique Paul Bandey, savoureux interprète du surintendant Galbraith, qui dirige l'enquête. Conseillé par le journaliste Edwy Plenel, auteur de révélations sur l'affaire pour le quotidien Le Monde en 1985, Dan Franck a été "intéressé par le mensonge commis par l'Etat français". "Au sein du gouvernement de l'époque, idéalistes et pragmatiques se sont affrontés (...) Je tenais à montrer la responsabilité du gouvernement" et le rôle de la presse "sans qui il n'y aurait pas eu d'affaire", explique-t-il. Tournée à l'automne en région parisienne et en Afrique du Sud, cette fiction de 100 minutes a bénéficié d'effets spéciaux avec ordinateur pour figurer le naufrage très réaliste du Rainbow Warrior. C'est le quatrième téléfilm de la collection de fictions politiques contemporaines de Canal+.
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