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Ils sont restés 124 jours en captivité, oscillant entre l'espoir et la crainte: un docu-fiction raconte la détention en Irak des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot, à partir de leurs témoignages. Réalisé par Jean-Luc Breitenstein, ce film de 95 minutes, "Otages à Bagdad", diffusé ce soir à 20h50 sur France 3, mêle habilement images d'archives, témoignages directs des deux journalistes, de proches. Des scènes sont jouées par des comédiens, notamment Philippe Sollier (interprétant Chesnot) et Eric Soubelet (Malbrunot), Abdelkrim Bahloul (leur chauffeur Mohammed Al-Joundi). Ce docu-fiction, inspiré de leur ouvrage "Mémoires d'otages", raconte de l'intérieur l'enfermement, le huis-clos quotidien de ceux que la France considérait comme ses "enfants", témoigne Robert Ménard, secrétaire général de RSF. Le 20 août 2004, ils partent de Bagdad pour Nadjaf, avec leur chauffeur Mohammed Al-Joundi, dans une vieille guimbarde sur la route réputée dangereuse. Ils s'arrêtent pour envoyer, via un satellite, un "son" en direct. 12 minutes où la voiture est immobilisée. Ils sont repérés, encerclés et emmenés par l'Armée islamique, groupe de la guérilla irakienne dans une "ferme". Quatre mois plus tard, le 21 décembre, ils sont embarqués dans le coffre d'une voiture. Quand on les en sort, ils voient l'écusson tricolore. Entretemps ils ont expérimenté la peur, appris à être attentifs au moindre bruit, aux humeurs des geôliers, craqué parfois. Des images inédites les montrent à bord de l'avion qui les emmène vers la France. Sur le tarmac à Chypre, Michel Barnier, alors ministre des Affaires étrangères, leur dit: "Je vous apporte un bon bordeaux". Le 22, ils arrivent à Villacoublay, accueillis par Jacques Chirac. "On revient au monde. On était dans une parenthèse, une bulle", estime Chesnot, pour qui ce film a "bien rendu l'esprit de ce qu'on a vécu". Pour Malbrunot, cette "histoire est derrière (lui), mais on voit qu'à chaque moment, on était sur le fil du rasoir". Il avait craint une "dramatisation" et a accepté "à condition que ce soit fidèle à la réalité". Christian Chesnot de renchérir: "on ne voulait pas que le film joue sur la corde sensible". Chesnot, actuellement à France Inter, dit être sorti de cette histoire "en se remettant au travail tout simplement". C'est un "accident du travail", ironise Malbrunot, journaliste au Figaro, pour qui "l'écueil, c'était de rester acteur d'un film où on est pour rien".
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