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Le thème de l'immigration a dominé les échanges lors du premier débat présidentiel télévisé jeudi soir sur France 2, qui a vu s'affronter de manière plutôt caricaturale des candidats déclarés ou probables ou leur bras droit. Placée dès son démarrage sous le signe du 21 avril 2002 et de l'accession surprise du candidat d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen au second tour, l'émission présentée par Arlette Chabot a été monopolisée dans sa première heure par la question de l'immigration. Un an avant l'élection, François Bayrou (UDF), Marie-George Buffet (PCF), François Fillon (UMP), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), Jack Lang (PS), Marine Le Pen (FN), Philippe de Villiers (MPF) et Cécile Duflot (Verts), étaient installés autour de deux petites tables sur le plateau de l'émission "A vous de juger". A l'exception de François Fillon, tout le monde a critiqué le projet de loi du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy sur l'immigration "choisie" dont l'examen à l'Assemblée va commencer le 2 mai. François Bayrou en a profité pour annoncer que l'UDF ne voterait pas le document "en l'état" en le qualifiant de "texte publicitaire". Marie-Georges Buffet, Cécile Duflot, Arlette Laguiller, Jack Lang se sont prononcés pour le droit de vote des immigrés aux élections locales, et pour la régularisation des sans-papiers. La dirigeante communiste a regretté que "la gauche n'ait pas eu le courage de mener jusqu'au bout le débat" pour les droits des étrangers. "L'immigration a toujours été un enrichissement pour la France", a plaidé Jack Lang, à l'instar de la porte-parole de Lutte ouvrière. La vice-présidente du Front national Marine Le Pen et le président de l'UDF François Bayrou posent, le 27 avril 2006 dans un studio de France 2 à Paris Marine Le Pen et Philippe de Villiers ont réclamé l'arrêt de toute forme d'immigration, le président du MPF assurant que la France s'était transformée en "hôtellerie trois étoiles pour les migrants de la planète". Il s'est attiré les railleries de Jack Lang et Arlette Laguiller pour ses propos alarmistes sur "l'islamisation" de la France. "Il faudrait que Spielberg vous engage comme scénariste pour écrire le troisième +Apocalypse Now+, lui a lancé l'ancien ministre socialiste. La deuxième partie du débat, très décousue, a été l'occasion de revenir notamment sur la crise du CPE, et la question des réformes. Cécile Duflot s'est fait l'avocate de "la démocratie participative". "Il faut une autre façon de faire de la politique, en étant proche des gens", a-t-elle dit. François Fillon a plaidé à sa manière pour "la rupture" préconisée par Nicolas Sarkozy, estimant qu'il fallait "sortir d'une gestion à court terme du chômage, comme on l'a fait depuis 20 ans". "On l'a traité avec des expédients, plus ou moins utiles, mais qui ont affaibli le système", a-t-il affirmé. La plupart des invités ont réclamé des changements institutionnels: renforcement du rôle du parlement, limitation du cumul des mandats, et hormis l'UMP et le PS, instauration de la proportionnelle. Au final, tout le monde s'est accordé à tresser des lauriers à Zinedine Zidane, qui a annoncé cette semaine sa retraite du football pour l'après-Mondial.
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