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"Etre harkis dans la France des années 70" est diffusé ce soir sur France 2 à 20h50 : "Vous avez été fidèles à la France, la France vous tend la main. Je suis là pour vous éduquer, je vous demande une seule chose, l'obéissance aveugle" : avec ces paroles, le chef du camp où s'apprêtent à vivre le harki Saïd Benamar et sa famille donne le ton. 1972 dans un petit village du sud de la France. Saïd Benamar (Smaïn) le père, sa femme enceinte et ses trois enfants, qui en 10 ans sont passés de baraquement en baraquement, arrivent dans un camp de harkis à la discipline militaire dirigé par le capitaine Robert (Frédéric Pierrot). Avec intelligence et ténacité, sa fille aînée Leïla (Leïla Bekhti, lumineuse et émouvante) n'aura de cesse de les en faire sortir, leur redonnant leur dignité. Partant d'une intrigue simple, "Harkis", réalisé par Alain Tasma sur un scénario de Dalila Kerchouche, raconte le drame au quotidien de ces milliers de familles de rapatriés d'Algérie parqués dans des camps aux allures de prison. Considérés comme des traîtres dans leur pays et des parias en France, ces hommes et ces femmes totalement démunis ne peuvent que s'en remettre au bon vouloir de l'administration. Pour survivre avec un salaire misérable, les harkis sont employés à débroussailler les alentours du camp. "J'ai fait deux guerres pour la France et je suis comme en prison ici. On mérite d'être libres, d'être respectés et de vivre normalement", se révolte l'oncle Ahmed (Abdelkrim Bahloul). La révolte n'ira pas plus loin : le chef de camp au pouvoir discrétionnaire le fera interner. Mais si la peinture de l'époque est sévère, l'espoir est bien là. Incarné par cette famille de fermiers qui va aider les Benamar, par Saïd qui relèvera la tête pour quitter le camp, et par sa fille Leïla qui poursuivra ses études. Ce film vient à point au moment où la douloureuse question des harkis, ces Français musulmans engagés par l'armée française comme supplétifs durant la guerre d'Algérie (1954-1962), revient dans l'actualité. Et peu après la sortie sur les écrans d'"Indigènes" de Rachid Bouchared, racontant l'histoire de ces soldats des ex-colonies qui ont participé à la libération de la France. La scénariste Dalila Kerchouche est elle-même fille de harkis. Née dans un camp du Lot-et-Garonne en 1973, elle est devenue journaliste.
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