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Avec "Sartre, l'âge des passions", le réalisateur Claude Goretta s'attache à faire revivre un intellectuel hors norme pendant les années cruciales 1958-1964 qui marquent l'apogée de l'intellectuel français engagé dans la lutte contre la torture en Algérie. "C'est une rencontre avec une icône, un monument", explique le réalisateur suisse dont le film, de deux fois 90 minutes, sera diffusé sur France 2 les 11 et 12 décembre en première partie de soirée. Le comédien Denis Podalydès, sociétaire à la Comédie française, incarne Sartre. "Je ne pouvais pas espérer mieux", note Claude Goretta. "Il s'est totalement investi dans le personnage. Il parvient à imiter sa voix, sa façon de rire", raconte le cinéaste. Physiquement, Podalydès colle à son modèle, une prothèse de verre permettant de recréer le strabisme divergent de l'écrivain. Indéfectiblement liée à Sartre, Simone de Beauvoir est interprétée par la comédienne Anne Alvaro ("Le Goût des autres", d'Agnès Jaoui). "Je voulais montrer que Beauvoir n'était pas une intellectuelle desséchée mais un être de passion et d'une grande sensibilité", souligne le réalisateur. En 1958, Sartre et "le Castor" se connaissent depuis trente ans. Ils sont unis par un pacte en vertu duquel chacun est libre de vivre ses amours charnelles à sa guise, l'essentiel étant ailleurs, dans l'écriture, la complicité, l'engagement et le soutien mutuel. Relevant un certain "machisme" chez Sartre, Goretta ne cache pas son admiration pour Simone de Beauvoir qui a su faire "avancer la cause des femmes". "On m'a dit que j'avais fait un film féministe...", ajoute-t-il. Le producteur Jacques Kirsner a confié le scénario à deux spécialistes de Sartre, Michel-Antoine Burnier et Michel Contat. Ils ont choisi de n'évoquer qu'une période assez courte de sa vie. Les années 1958-1964 sont incontestablement l'apogée de Sartre : pour notre génération, ceux qui avaient une vingtaine d'années dans les années 1960, il était l'un des rares à dénoncer la torture en Algérie", explique Michel-Antoine Burnier. A cette époque, Sartre s'oppose vivement à De Gaulle "monarque constitutionnel". Il se rend à Cuba pour rencontrer Fidel Castro puis à Moscou où il s'éprend de sa traductrice. En 1964, il est pressenti pour le prix Nobel mais le refuse. Pour faciliter la construction du fil narratif, les scénaristes ont inventé deux personnages, Frédéric et Carla. "Ces jeunes étudiants amoureux éprouvent pour le couple Sartre-Beauvoir une fascination tant pour leur vie privée que pour leur vie politique", relève Jacques Kirsner. "Beaucoup de jeunes ont tenté de vivre à la manière de Sartre et de Beauvoir. Mais bien peu ont réussi", estime Goretta en ajoutant : "Leur pacte était unique. Comme le dit Beauvoir dans le film, c'est une morale d'écrivain". Tourné de juillet à septembre 2005, "Sartre, l'âge des passions" a coûté environ 6 millions d'euros, précise le producteur. Il s'agit du deuxième film que le groupe France Télévisions consacre à Sartre cette année. En avril, France 3 a diffusé "Les amants du Flore" réalisé par Ilan Duran Cohen. Claude Goretta avait déjà réalisé avec Jacques Kirsner "Le dernier été" (1997), un film sur Georges Mandel, avec Jacques Villeret, ainsi que "Thérèse et Léon" (2000) sur Léon Blum, avec Claude Rich.
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