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Le non-renouvellement de la licence de la radio-télévision privée vénézuélienne RCTV, accusée d'être "putschiste" par le président Hugo Chavez, a provoqué une dure controverse au Venezuela et des critiques d'organismes internationaux de défense des médias. "La seule chose qui est claire, c'est que le gouvernement veut en finir avec le journalisme indépendant", a déclaré le président de Radio Caracas Television (RCTV) Marcel Granier à l'antenne de la télévision colombienne RCN. En avalisant vendredi la décision, le ministre vénézuélien de l'Information William Lara a mis en avant des raisons éthiques et légales, citant notamment la loi de responsabilité sociale pour la radio et télévision. Ce texte, critiqué lors de son entrée en vigueur en décembre 2004 par des organismes de défense de la liberté de la presse, sanctionne "les médias qui font la promotion, l'apologie de la guerre, des troubles à l'ordre public, ou y incitent, favorisent l'intolérance ou mettent en péril la sécurité de la nation". "Il n'y a pas d'expropriation ni de révocation de la concession, mais elle expire le 27 mai 2007", a déclaré le ministre de l'Information, une affirmation contestée par M. Garnier, selon lequel "tous les permis sont en ordre et valables jusqu'au 12 juin 2022". Le président Chavez, qui a obtenu un nouveau mandat en remportant très largement (63% des voix) l'élection présidentielle du 3 décembre, avait annoncé la fin de la licence de RCTV jeudi, lors de ses voeux devant les hautes autorités de l'armée. "Il n'y aura pas de nouvelle concession pour cette chaîne de télévision putschiste qui s'appelle Radio Caracas Television", avait-il lancé, vêtu de son uniforme vert olive. Selon le ministre de l'Information, cette chaîne a incité "à la fermeture d'autoroutes, d'avenues, à l'occupation de bâtiments en 2002, en 2003 et en 2004". En outre, elle diffuse d'après lui "des programmes d'information et d'opinion qui ne font que diffamer, injurier et vilipender la majorité des Vénézuéliens qui ne sont pas d'accord avec les propriétaires" de RCTV. Gonzalo Marroquin, président de la Comission de la liberté de la presse de la Société interaméricaine de presse (SIP), a critiqué la décision de M. Chavez qui, a-t-il estimé, "punit une télévision pour son contenu éditorial". Le correspondant au Venezuela de l'association Reporters sans frontières (RSF), Andres Canizales, a dénoncé l'annonce de M. Chavez, faite lors d'une parade militaire et par un président qui "s'arroge les compétences du président de la Conatel", la Commission nationale des Télécommunications, chargée de délivrer les licences.
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