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Le ministre allemand des Transports, Wolfgang Tiefensee, s'est dit "confiant" que les 27 s'entendraient en juin pour que le secteur public reprenne en main le projet de navigation par satellite Galileo, paralysé faute d'accord entre les industriels censés le piloter. "Je suis confiant que nous arriverons à une solution là-dessus en juin", lors de la réunion des ministres européens des Transports les 7-8 juin, a indiqué aux journalistes M. Tiefensee, dont le pays préside l'UE. "Il y aura une participation plus forte du secteur public dans la phase de construction du système", a-t-il ajouté, à trois jours de l'expiration le 10 mai d'un ultimatum lancé par les 27 aux huit industriels européens retenus en 2005 pour déployer et exploiter le système. Tout en reconnaissant que l'ultimatum courait toujours, M. Tiefensee a dit avoir "peu d'espoir" que les industriels - EADS, les français Thales et Alcatel, l'italien Finmeccanica, les espagnols Aena et Hispasat, le britannique Inmarsat et l'allemand TeleOp- s'entendent rapidement pour partager les risques liés à la rentabilité du système afin de pouvoir enfin signer le contrat de concession attendu par les Etats membres. "Galileo traverse une crise grave et profonde", a-t-il souligné. Or "l'Europe ne peut pas renoncer à ce projet, le plus important des projets de haute technologie européens", qui doit affranchir l'Union de sa dépendance à l'égard du système américain GPS et créer quelque 150.000 emplois, a-t-il ajouté. M. Tiefensee n'a pas précisé dans quelle mesure le public verrait sa part renforcée dans le projet, qui prévoit le déploiement d'une constellation de 30 satellites appelée à être pleinement opérationnelle en 2012. Un des scénarios évoqués serait que les 18 premiers satellites déployés bénéficieraient d'un financement public, avant le retour sur la scène des entreprises privées, a indiqué vendredi à l'AFP une source industrielle. Il a seulement souligné qu'il était probable que les fonds publics se concentreraient sur "la construction" du système tandis que les partenaires privés seraient responsables de la "phase d'exploitation". Le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot doit faire des propositions précises le 16 mai, qui seront soumises aux ministres en juin. Alors que certaines sources ont estimé que cette reprise en main pourrait coûter près de deux milliards d'euros supplémentaires au contribuable européen d'ici 2011, M. Tiefensee a refusé lui d'en chiffrer le coût. Quelque 1,5 milliard d'euros sont actuellement budgétés pour ce projet. "Nous devons trouver une solution qui soit aussi économique et aussi rapide que possible", et permette de "maintenir le calendrier ambitieux d'avoir un déploiement complet de Galileo d'ici 2012", a-t-il simplement indiqué. Il a par ailleurs refusé de s'interroger ouvertement sur la responsabilité des Etats membres dans la paralysie actuelle du projet, alors même qu'ils sont souvent accusés d'avoir poussé les huit industriels, intialement organisés en deux consortiums différents, à s'associer pour éviter de fâcher certains Etats membres qui refusaient de voir leurs entreprises exclues de ce projet vedette. "Cela n'a pas beaucoup de sens d'analyser maintenant les causes de cet insuccès, nous constatons simplement qu'il n'y a pas de succès", a affirmé le ministre allemand.
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