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Pendant 18 mois, le journaliste John Paul Lepers a suivi les principaux candidats à l'élection présidentielle: le documentaire "Le jour de gloire" diffusé ce soir sur Canal+ à 20h50 et le 21 mai à 20h50 est un carnet de campagne, instructif et pimenté d'une pointe d'impertinence. Lors du voyage de Ségolène Royal au Chili en janvier 2006, John Paul Lepers - coréalisateur du film avec Jean-Sébastien Desbordes - décide de suivre celle qui n'est pas encore favorite mais dont la cote grimpe dans les sondages. "Je voulais couvrir cette campagne afin de savoir comment les Français allaient réagir après avril 2002", explique-t-il à l'AFP. Avec son équipe, il décide de suivre les quatre principaux candidats pour pouvoir monter un film, à la fin, autour des deux finalistes. En 90 minutes, "Le jour de gloire", diffusé dimanche et lundi sur Canal+, suit ainsi la montée de Ségolène Royal et les piétinements de sa campagne lors des dernières semaines, le fonctionnement bien huilé de la machine de guerre de Nicolas Sarkozy et la percée de François Bayrou. Il montre également l'apparition de thèmes spécifiques à cette campagne, tels que l'autorité, la famille, le travail, la nation... Mais aux images des meetings et des conférences de presse mille fois vues dans les journaux télévisés, les réalisateurs ont préféré les à-côtés: Mme Royal réprimandant les journalistes pour leur attitude envers son attachée de presse, ou la rencontre très animée entre M. Sarkozy et des habitants de banlieue, dans un local. Ils ont en revanche refusé de piéger les candidats avec des "images volées". John Paul Lepers livre peu ses impressions dans le commentaire, mais tout au long du film il joue le rôle de la mouche du coche en s'accrochant aux candidats pour leur poser des questions faussement naïves, encore et encore malgré, souvent, l'absence de réponse. Il obtiendra, pendant la campagne, des entretiens avec Jean-Marie Le Pen (auquel il demande s'il a le sentiment d'avoir aidé son pays), Ségolène Royal et François Bayrou. "Je regrette de ne pas avoir eu d'interview avec Nicolas Sarkozy car cela manque au film", déclare l'auteur du documentaire. "Mais ce n'est pas pour cela qu'on ne doit pas faire un film car ce n'est pas à eux de décider". Comme Serge Moati, qui a lui aussi filmé la campagne ("La prise de l'Elysée", diffusée le 7 mai sur France 3), John Paul Lepers souligne "le verrouillage" de la communication des candidats. "Pour moi, la seule solution était de mettre le pied dans la porte et de poser des questions. Je suis un poseur de questions, pas un contemplatif", explique-t-il. Instructif, parfois impertinent, "Le jour de gloire" n'est jamais moqueur. "Je n'ai pas la volonté de dénigrer la politique, mais de l'expliquer et d'y intéresser les Français. La République ne tient pas si nous ne sommes pas engagés en tant que citoyen", souligne ce journaliste spécialisé dans le suivi des personnalités politiques.
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