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Le Venezuela fait ses adieux dimanche dans un climat tendu à la dernière chaîne de télévision nationale d'opposition, RCTV, dont le président Hugo Chavez a refusé de prolonger la licence, malgré un vif mécontentement populaire et les critiques à l'étranger. Les opposants à la fermeture ont organisé un concert de casseroles, d'avertisseurs et de sifflets qui a tenu éveillée la capitale une partie de la nuit, des zones résidentielles aux quartiers populaires, pourtant fidèles au chef de l'Etat. Des fusées ont également été tirées. Des manifestants se sont regroupés sur des places de la capitale avec des banderoles et des pancartes, tandis que d'autres sillonnaient les rues en voiture ou à moto pour dénoncer l'arrêt forcé de RCT (Radio Caracas Television), dont l'autorisation de diffusion expire dimanche à minuit (04HOO GMT). Les défenseurs de la chaîne de télévision ont convoqué une nouvelle manifestation à Caracas, tandis que les autorités ont prévu de célébrer, au même moment, la disparition de la chaîne, en lançant la nouvelle "télévision socialiste" (TVES), financée par l'Etat, qui succèdera immédiatement à RCTV. A la tête du cinquième pays exportateur de pétrole au monde depuis 1999, M. Chavez avait annoncé l'arrêt de cette télévision "putschiste" juste après avoir été réélu en décembre pour un mandat de six ans, alors que RCTV avait fait campagne contre lui. Allié du dirigeant cubain Fidel Castro et bête noire des Etats-Unis, le chef de l'Etat, qui reproche à la chaîne le ton acerbe de ses journaux et son soutien au coup d'Etat avorté à son encontre mené par les milieux d'affaires en 2002, s'est justifié samedi soir en qualifiant RCTV de "menace pour le pays". "Je lance un appel au pays pour que personne ne se laisse aller à des provocations, qu'aucun groupe ne tente de créer le chaos", a déclaré M. Chavez dans un discours radio-télévisé, en soulignant avoir alerté "toutes les forces armées". Face au risque de "sabotage", le dirigeant vénézuélien a aussi défendu la décision de la Cour suprême ordonnant à RCTV de mettre provisoirement à la disposition de TVES son infrastructure logistique, placée sous surveillance militaire. La chaîne interdite de diffusion a de son côté porté plainte pour "violation de la liberté d'expression" contre l'Etat vénézuélien auprès de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), qui dépend de l'Organisation des Etats Américains (OEA), dont le siège est à Washington. "On est passé d'une fermeture légale à une confiscation illégale", a déclaré à l'AFP le responsable juridique de RCTV, Oswaldo Quintana. "Le gouvernement n'a pas la capacité technique de créer la télévision dont ils ont parlé et c'est pour cela qu'ils nous volent notre matériel", a-t-il ajouté. Fondée en 1953, RCTV, la plus ancienne chaîne de télévision du pays, jouissait d'une grande popularité notamment pour ses feuilletons et ses programmes de divertissement, qui ont connu un large succès dans toute l'Amérique latine. La chaîne, qui a appelé ses quelque 3.000 employés à ne pas quitter leur lieu de travail, devait diffuser pour sa dernière journée les plus grands succès de son histoire. Dénoncée par plusieurs associations internationales de défense des médias, sa fermeture est désapprouvée par 70% des Vénézuéliens, selon les sondages. Le Sénat américain, l'OEA, ou encore le Parlement européen ont aussi exprimé leur inquiétude quant à la liberté d'expression au Venezuela, où M. Chavez dispose des pleins pouvoirs depuis le début de l'année.
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