GSM
 

Rédaction
4 décembre 2007

L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé avoir saisi le Conseil d'Etat sur la question des terminaisons d'appels dans la téléphonie mobile, jugeant la nouvelle baisse décidée par l'autorité de régulation des télécoms (Arcep) insuffisante. L'Arcep a fixé début octobre les nouveaux tarifs des terminaisons d'appels mobiles (TAM) pour les trois opérateurs: Orange et SFR devront s'acquitter, à partir du 1er janvier 2008, de 6,5 centimes d'euros la minute (contre 7,5 jusqu'à présent). Pour Bouygues Telecom, dont le parc d'abonnés est plus petit, ce tarif ne devra pas dépasser 8,5 centimes (contre 9,24 aujourd'hui). La terminaison d'appel est le prix payé par un opérateur à un autre pour acheminer l'appel de son abonné sur le réseau du destinataire de la communication. L'UFC-Que Choisir estime que la décision de l'Arcep "ne propose pas une baisse suffisante", rappellant que "la réglementation européenne impose une convergence du prix de la TAM vers son coût", c'est-à-dire de l'ordre d'un centime. "Le niveau élevé du prix de la TAM constitue une importante entrave à la concurrence dans le secteur de la téléphonie mobile" et "rend les appels entre les téléphones fixes et mobiles encore excessivement onéreux", souligne l'association. Ces dernières années, l'Arcep a imposé aux opérateurs d'importantes baisses sur les terminaisons mobiles, au grand dam de ces derniers pour qui elles génèrent d'importants revenus. SFR, par exemple, ne manque jamais une occasion de s'en prendre à l'Arcep sur ce point. A titre de comparaison, en 2005, le montant des TAM avait été de 12,50 centimes pour Orange et SFR et de 14,79 centimes pour Bouygues Telecom.

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