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Entre 1,5 et 1,8 million de Juifs ont été fusillés par les Nazis en Ukraine pendant la Seconde guerre mondiale. Un génocide sans chambre à gaz, sans camp, sur lequel un prêtre français enquête sans relâche pour sortir de l'ombre un pan entier de la Shoah. France 3 révèle, ce soir à 20h50, au grand jour les travaux du père Patrick Desbois dans un documentaire poignant, la "Shoah par balles, l'histoire oubliée", diffusé dans le cadre de l'émission "Pièces à conviction", exceptionnellement décalée en première partie de soirée. La chaîne publique propose ensuite un débat, en direct du Mémorial de la Shoah à Paris, avec Simone Veil et le père Desbois. "En passant le documentaire en prime time, nous valorisons au plus haut point ces recherches. C'est une affirmation des valeurs de service public de la chaîne, alors que l'extermination des Juifs revient sans cesse dans l'actualité", explique Hervé Brusini, directeur délégué à l'information. L'Allemagne nazie envoya sur le front Est des commandos de SS avec pour mot d'ordre: "Une balle, un juif". Entre 1,5 et 1,8 million de Juifs ont ainsi été fusillés ou enterrés vivants, rien qu'en Ukraine, alors située en Union soviétique. Ils furent jetés dans des fosses communes sous l'oeil des habitants, dont certains ont été acteurs des massacres. Ce volet du génocide a été dissimulé d'abord par les bourreaux eux-mêmes, puis par l'historiographie soviétique, et enfin par les témoins. Patrick Desbois, prêtre catholique et historien, a découvert ces tueries en allant sur les traces de son grand-père qui fut interné dans un camp de prisonniers en Ukraine. Au fil des témoignages entendus, il a décidé d'exhumer, presque à lui tout seul, la Shoah par balles. Pour faire avancer l'histoire, mais aussi rendre une dignité à ces morts privés de sépulture comme de mémorial. Depuis plus de cinq ans, il arpente le pays, recueillant des preuves: des centaines de témoignages, tous enregistrés, filmés, et des photos sont envoyées aux historiens de l'Holocauste. Couplant ce travail de fourmi avec des archives - existantes mais jusqu'ici négligées - les chercheurs peuvent ainsi reconstituer le puzzle. Le réalisateur Romain Icard a suivi pendant près d'un an le travail du prêtre et de sa petite équipe. "Quand j'ai découvert ses recherches, les bras m'en sont tombés car on croit tous connaître la Shoah par coeur", dit-il. "Je n'ai pas voulu faire un film purement historique, mais un film humain, qui laisse la parole aux Ukrainiens. Et on ne s'attarde pas sur les images d'archives, terrifiantes, afin d'éviter le sensationnalisme", confie le réalisateur. La quasi-totalité des témoins des massacres encore en vie et qui étaient à l'époque des enfants, parlent pour la première fois. Ils livrent des détails effroyables, mettant en lumière toute la barbarie nazie. "Ils n'ont pas forcément conscience d'écrire une partie de l'histoire. Ils n'ont pas la même perception que nous de l'Holocauste: pour eux, la Shoah, c'est les tueries par balles", selon Romain Icard. Après l'Ukraine, Patrick Desbois doit poursuivre ses recherches dans d'autres pays de l'ex-URSS (Biélorussie, Lituanie...). L'émission sera rediffusée le 16 mars à 20H40 sur France 5.

A noter que la diffusion de ce film sera suivie d'un débat enregistré au Mémorial de la Shoah à Paris. Elise Lucet recevra Simone Veil, ancien ministre, ancienne Présidente du Parlement Européen, déportée à l'âge de dix-sept ans à Auschwitz, rescapée de la Shoah, le Père Patrick Desbois, directeur du Service national des évêques de France pour les relations avec le judaïsme, conseiller du Vatican pour la religion juive, petit-fils d'un déporté du camp de Rawa-Ruska.
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