Sky
 

Rédaction
27 juin 2009

Le régulateur de l'audiovisuel britannique, l'Ofcom, a souhaité que le bouquet satellitaire BSkyB, ultra-dominant sur la diffusion des matches de football de première division et des films récents, mette à la disposition de ses concurrents une partie de ces contenus. Alors que BSkyB n'a pour l'instant qu'un accord de distribution avec le diffuseur par câble Virgin Media, l'Ofcom a proposé que le bouquet satellitaire soit soumis à une obligation de distribution à l'ensemble de ses concurrents, à prix régulés, car il estime aussi que BSkyB facture trop cher ses prestations. Il s'agit, selon le régulateur, d'améliorer la concurrence, car il craint que des plateformes de substitution comme celle de BT puissent être dissuadées de se développer si elles n'ont pas accès aux meilleurs contenus. BSkyB, possédée à 39% par News Corp, le groupe de médias international de Rupert Murdoch, détient actuellement quatre des six paquets de retransmission des matches de Premier League et a des accords avec des studios d'Hollywood pour diffuser leurs films très rapidement. Pendant les neuf premiers mois de l'année financière, achevée le 31 mars, la mise à la disposition de contenus a représenté 150 millions de livres (180 millions d'euros) sur les 3,996 milliards de livres de chiffre d'affaires de BSkyB. Le groupe BSkyB n'a pas du tout apprécié les suggestions de l'Ofcom, avec lesquelles "il est fondamentalement en désaccord", a-t-il indiqué dans un communiqué. "A la lumière de la détermination de l'Ofcom à poursuivre son objectif préféré, nous utiliserons toutes les voies légales disponibles pour contester cette intervention indue", a-t-il menacé. Gavin Patterson, directeur général de BT Retail, qui serait bénéficiaire au premier chef d'une telle réforme, a remarqué que "les consommateurs britanniques bénéficiaient très largement du marché de l'internet le plus ouvert et concurrentiel du monde, et qu'il était temps pour l'Ofcom d'ouvrir les portes du marché de la télévision payante et de laisser entrer un peu d'air frais". Mais il a averti que l'Ofcom devrait faire en sorte de "faire rigoureusement respecter" ses demandes.

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