Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA)
 

Rédaction
9 novembre 2000

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) s'est opposé au rachat de la radio Alpes 1 par le groupe de radio et internet LV et Co, et va lancer "une réflexion globale sur la politique radiophonique" en France, a annoncé le CSA dans un communiqué. LV et Co, détenteur du réseau national MFM et de la radio locale parisienne Voltage, souhaitait racheter Alpes 1, une radio de catégorie B (radio locale ou régionale sans programmes nationaux identifiés). Le CSA n'autorisant pas un réseau national à s'emparer d'une station locale, LV et Co comptait acquérir Alpes 1 par le biais de sa filiale Voltage. L'autorité de régulation n'a pas donné son agrément à ce montage financier. "Bien que les repreneurs aient pris l'engagement de ne pas modifier le format et les programmes locaux d'Alpes 1, le Conseil a considéré que ce projet aurait pour effet, s'il était accepté, de permettre à un groupe national de prendre le contrôle d'une radio locale indépendante de nature commerciale." "La remise en cause de ce critère constituerait une modification substantielle des données au vu desquelles l'autorisation avait été délivrée", ajoute le CSA. "Or l'indépendance par rapport à un réseau national est un critère essentiel de la définition de la catégorie B", remarque-t-il. En conséquence, "le Conseil a estimé qu'il ne lui était pas possible en l'état de donner son accord à la modification de capital sollicitée". Contacté par l'AFP, LV et Co, qui ambitionne de devenir le quatrième groupe de radio en France, n'a pas souhaité commenter la décision du CSA. Néanmoins, l'autorité de régulation précise qu'elle "a jugé nécessaire d'engager une réflexion globale sur l'évolution possible de sa politique radiophonique et des différentes catégories de radios", qui sont au nombre de cinq, de la radio associative (A) à la généraliste (E). Le CSA "ouvre dans ce but une concertation qui portera sur les conditions de l'équilibre du paysage radiophonique, et plus particulièrement sur l'avenir des radios commerciales indépendantes".

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