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Par FS, le

On a testé pour vous : la réalité virtuelle selon Marc Dorcel

Pour que vous n'ayez pas à le faire, nous avons pris tous les risques en testant l’expérience immersive de réalité virtuelle à 360° de Marc Dorcel...

Lorsque Marc Dorcel, producteur et éditeur de contenus pour adultes, avait annoncé au MIPCOM 2015 la sortie d'un film tourné pour être compatible avec les équipements de réalité virtuelle, une première dans ce secteur, on s'est dit qu'il faudrait voir le résultat. En effet, Dorcel n'a pas simplement sauté sur une opportunité de faire parler de lui mais a investi et réalisé ce film en utilisant des moyens et des vrais spécialistes du domaine de la réalité virtuelle. Chose qui reste encore plutôt rare, nous qui avons testé depuis plus d'un an (sans vraiment encore en parler sur Telesatellite.com) presque tout ce qui existe en terme de vidéos tournées pour la réalité virtuelle. Et ce format est en pleine explosion, plus ou moins réussi. Vous pouvez même désormais en trouver sur Youtube, comme cet exemple ci-dessous que vous pouvez contrôler à la souris (de nombreux exemples existent même en 4K).

Pour cet essai, nous avons utilisé un casque de réalité virtuelle Oculus Rift (version 2, nom de code DK2) connecté à un PC rapide (vous comprendrez en quoi c'est important plus loin). Il nous a fallu également obtenir le film intitulé « Dans la peau d'un acteur X » et installer la toute dernière version du lecteur KolorEyes qui permet la lecture et le contrôle des vidéos au format 360° et qui est parfaitement compatible avec l'Oculus Rift.

Pour un court-métrage d'environ 7 minutes, le fichier MPEG-4 pèse 2,12 Go ! C'est beaucoup, mais cela s'explique avec quelques chiffres : la résolution de la vidéo encodée en H.264 est de 2048 x 2048 à 60 images / secondes. Le lecteur vidéo doit pouvoir décoder près de 40 Mb de données par secondes, soit environ 5 Mo par seconde. De plus, et malgré ce débit, le logiciel doit être capable de traiter chaque image pour les afficher d'une certaine manière dans le casque : diviser l'image en 2 (une partie de l'image pour chaque oeil) et appliquer une déformation à celle-ci. Enfin, l'image doit être restituée dans le casque, au format Full HD pour chaque oeil mais également sur l'écran du PC (mais à une résolution moindre, heureusement). Vous comprendrez que pour suivre ce rythme soutenu, l'ordinateur utilisé doit être musclé...

Dorcel aurait pu faire plus léger mais le producteur a certainement préféré privilégier la qualité de l’image. A titre de comparaison, nous avons regardé un clip vidéo musical (avec le casque) d'une résolution de 1920 x 960 à 25 images par secondes nécessitant un débit de 4 Mb/s, soit 10 fois moins que le fichier vidéo de Dorcel. La différence de qualité est vraiment sensible, bien que tout à fait acceptable pour le clip musical (que vous pouvez voir et manipuler ci-dessous.

Mais assez parlé de technique ! Que vaut la réalisation de Dorcel ?
Soyons clair : nous ne sommes pas des critiques cinématographiques du genre. On ne se permettra donc pas de critiquer le jeu des actrices ni la mise en scène... En revanche, d'un point de vue réalisation, c’est réussi. Cette vidéo en réalité virtuelle porte bien son nom. Elle met presque mal à l'aise... La façon dont les acteurs nous fixent avec cette impression de présence est assez perturbante. Ce n'est peut-être pas l’effet recherché, mais ce court-métrage ne laisse manifestement pas indifférent.

Contrairement à de nombreuses vidéos, celle-ci ne provoque pas de « mal des transports ». C’est simplement parce que Dorcel, certainement bien conseillé, laisse le point de vue du spectateur au même endroit. En effet, le tournage d’une vidéo en 360° est soumis à des contraintes : déplacer le spectateur dans l’espace, même lentement, c’est prendre le risque de provoquer le mal des transports au bout de quelques minutes. Le cerveau, troublé par la vision d’un déplacement sans en ressentir les effets (mouvements dans l’espace, déplacement des cristaux de l’oreille interne), réagit en provoquant nausée, bouffée de chaleur et autres sensations déplaisantes. Au bout d’un certain moment, il devient même impossible de continuer l’expérience et il faut retirer le casque et se reposer. L’importance de la mise en scène a donc beaucoup d’importance si l’on veut que le spectateur ne soit pas indisposé, et dans ce cas, c’est réussi.

Il existe aujourd’hui une quantité de vidéo tournée en 360° pour la réalité virtuelle, avec des rendus plus ou moins convaincant. Dorcel a réussi son pari : être le premier à réaliser un film pour adultes en réalité virtuelle de qualité professionnelle, très nettement au-dessus de ce qui existe dans d’autres domaines, y compris réalisé par des géants comme Discovery.

Si l'Ultra HD est une évolution de la qualité de l'image de la télévision, la vidéo en réalité virtuelle apporte quelque chose de vraiment nouveau qui changera la façon dont on a de regarder un film ou une émission.

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