Rédaction
9 septembre 2002

Le gouvernement de Silvio Berlusconi (droite) a adopté un projet de loi réformant le paysage audiovisuel italien et le secteur des médias. Le projet est une bombe politique car il modifie la législation anti-trust dans les médias alors que M. Berlusconi n'a pas résolu son conflit d'intérêts. Le chef du gouvernement est toujours propriétaire du groupe audiovisuel privé Mediaset, gérant trois chaînes nationales, concurrentes du service public de la Rai. Son holding contrôle aussi l'importante maison d'édition Mondadori. D'ici à janvier 2004, le processus de privatisation progressive de la Rai sera mis sur les rails et à partir de la fin 2005, la vente de certaines parties du service public sera possible, a exposé à la presse le ministre Gasparri. Le projet, hautement suspect aux yeux de l'opposition, sera soumis au Parlement où la coalition de droite de Silvio Berlusconi a la majorité dans les deux chambres. Il prévoit un seuil maximum de concentration audiovisuelle de 20% calculé en fonction des recettes du marché, a précisé M. Gasparri. La publicité, mais aussi la redevance, les loyers, ventes et autres revenus seront pris en compte dans le calcul. Cette limite tombera à 10% si l'opérateur est présent dans les télécoms , comme par exemple Telecom Italia, actionnaire dans le pôle télévisé privé La7 (anciennement TMC). Le texte table sur la multiplication des chaînes numériques et prévoit qu'à ce moment-là, personne ne pourra contrôler plus de 20% des chaînes, télévision et radio.

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