TF1
 

Rédaction
16 novembre 2002

Etienne Mougeotte, vice-président et directeur général de l'antenne de TF1, s'est dit opposé à une interdiction entre 21H00 et 22H30 de films ou séries comportant des scènes de violence, qui relèverait pour lui du "domaine de la censure". "Je crois qu'on ne peut pas imaginer que la télévision devienne une télévision aseptisée à 21h00", a déclaré M. Mougeotte sur RTL, au lendemain de la publication du rapport de Blandine Kriegel sur "Violence et télévision". M. Mougeotte a estimé que l'on doit pouvoir "continuer à diffuser (...) des grands films, que ce soit +La liste de Schindler+ ou +Le soldat Ryan+ ou, à venir, la +Jeanne d'Arc+ de Besson, avec naturellement des spécifications très claires. Ce sont des programmes qui ne sont pas faits pour les enfants. En les diffusant nous prenons nos responsabilités, les parents aussi peuvent prendre les leurs". "Notre objectif c'est oui, protéger les enfants mais en tout cas pas de censure et pas de mise en cause de la liberté des créateurs", a-t-il dit. Il a estimé que l'on devrait pouvoir trouver "un bon compromis, soulignant que la commission Kriegel est "très ouverte à la concertation". Quant à l'interdiction aux heures de grande écoute des bandes-annonces comportant des scènes de violence, Etienne Mougeotte s'est déclaré "tout à fait partisan de cette mesure" qu'il a affirmé appliquer déjà. Interrogé sur des programmes comme "Le maillon faible", M. Mougeotte a souligné que "c'est un jeu". "Ca n'est en rien de l'exclusion. C'est simplement une forme de dérision et à la fin du +Maillon faible+, Laurence (ndlr, l'animatrice Laurence Boccolini) fait un énorme clin d'oeil et les enfants comprennent. Donc, ne mélangeons pas tout".

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