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France 2, qui consacre une partie de sa programmation à l'année de l'Algérie, diffuse le 3 mars un téléfilm de Caroline Huppert intitulé "Le porteur de cartable" sur la fin de la guerre d'Algérie en France à travers le regard de deux enfants. Adaptée par la réalisatrice du roman éponyme d'Akli Tadjer (Editions JC Lattès), cette histoire a été repérée par la productrice Pascale Breugnot (Ego productions). Celle-ci souligne "le point de vue de l'enfant algérien, à travers une sensibilité que les Français peuvent entendre". "Il n'y pas d'émotion en trop, tout est à la bonne distance, c'est un film fort et délicat", estime-t-elle. En 1962 à Paris, Omar, 10 ans, interprété par Yannis Belal, un garçonnet au visage d'ange dont c'est le premier rôle, vit avec ses parents Algériens, membres d'un réseau du FLN, dans un appartement trop petit. Il est né en France et ne connait rien de la terre de ses parents. Ils lorgnent sur le logement d'en face et ce sont des pieds-noirs tout juste rapatriés qui viennent s'installer, des "ennemis", mais avec un jeune garçon Raphael (Pablo Valero) du même âge qu'Omar. La mère (Lisa Martino) est dépressive, inconsolable d'avoir quitté l'Algérie, le père (Julien Sarfati) cherche du travail. Les deux garçons s'observent, s'opposent, se bagarrent avant qu'une amitié ne les lie. La fin de la guerre d'Algérie à travers les yeux des garçons, leur naiveté, leur découverte progressive de certaines réalités, l'atmosphère de violence présente bien que jamais montrée à l'écran, sont très bien rendues. Le père d'Omar l'envoie dans le quartier, muni d'un petit carnet, pour collecter les fonds pour le FLN. Les rapports entre Algériens sont montrés dans leur crudité, parfois avec humour, et les deux enfants communiquent mieux que les adultes entre eux, chacun à travers son point de vue. Raphael, fils de colons aisés, "naufragé de l'histoire" parle à Omar de cette terre d'Algérie qu'il a quittée contre son gré et qu'il aime. Omar lui répond: "Mon Algérie à moi, elle est bizarre, je n'y suis jamais allé".
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