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Rédaction
17 février 2004

Le "code source" du système d'exploitation Windows, dont des extraits ont été publiés à l'insu du géant mondial des logiciels Microsoft, est le véritable coeur d'un programme informatique. A ce titre il est jalousement protégé, sauf lorsqu'il est délibérement laissé dans le domaine public pour permettre aux programmeurs d'élaborer des logiciels à partir d'un système opérationnel (dit "OS"), comme dans le cas de Linux ou de certains programmes d'Apple ou de Sun Microsystems, les principaux concurrents de Microsoft. Le leader mondial a cependant décidé d'offrir un accès limité à son code source, aux gouvernements et aux grandes entreprises dans un premier temps (janvier 2003), puis à un plus grand nombre d'utilisateurs en octobre dernier, lesquels sont néanmoins triés sur le volet. L'accès très stratégique au code OS de Windows demeure limité, et seule la lecture est autorisée. La modification ou la transmission à une tierce personne est interdite. A titre d'exemple, l'accès octroyé par Microsoft à des clients comme les gouvernements donne la possibilité à ces derniers de concevoir leurs propres technologies de cryptage d'informations, et de les adapter à Windows. Le secret gardé autour de ce code pour le grand public permet à l'éditeur de programmes informatiques de conserver son monopole et de les vendre au prix fort, ou de choisir ses partenaires. Si le code est connu, les informaticiens peuvent élaborer leurs propres programmes à partir du système opérationnel et les vendre moins cher, voire les faire circuler librement. Ainsi, le créateur de Linux, Linus Torvalds, a choisi la politique du libre accès à son code source, permettant ainsi à des milliers de programmeurs, amateurs ou professionnels, d'améliorer le système et ses applications. Apple a également décidé de mettre à la disposition des fabricants de logiciels le code source de son système d'exploitation pour les ordinateurs Mac.

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