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mercredi 24 juin 2009

La passation de pouvoir entre Christine Albanel et Frédéric Mitterrand aura lieu ce matin à 9h45 dans les salons du ministère de la Culture. Consciencieuse, réservée, Christine Albanel va devoir quitter le ministère de la Culture, peut-être du fait d'un certain manque de charisme, sans doute en raison des tribulations de la loi Hadopi mais surtout parce que son successeur est une prise de choix pour Nicolas Sarkozy. Hier matin, avant que l'on apprenne que Frédéric Mitterrand avait annoncé à ses collaborateurs de la Villa Médicis sa nomination rue de Valois, Christine Albanel avait laissé percer sa tristesse en marge d'un point de presse sur le livre.
L'arrivée du neveu de l'ancien président socialiste François Mitterrand, Frédéric Mitterrand, à la tête du ministère de la Culture en remplacement de Christine Albanel, a constitué la plus grande surprise du remaniement gouvernemental annoncé hier soir. Depuis septembre, Frédéric Mitterrand dirigeait la Villa Médicis à Rome. Pour le directeur de la Villa Médicis, devenir ministre de la Culture constitue «une tâche exaltante et un honneur». L'un de ses premiers défis rue de Valois sera de gérer les suites de la loi Hadopi.Neveu de l'ancien président de la République, connu pour être un homme de gauche, Frédéric Mitterrand, 62 ans, a également devancé les critiques sur une trahison de ses opinions politiques, expliquant que «Nicolas Sarkozy a bien été ministre au temps de Mitterrand», lorsqu'il dirigeait le Budget dans le cabinet d'Edouard Balladur (1993-1995). Interrogé sur ses opinions politiques, Frédéric Mitterrand a fait une nouvelle fois référence à son oncle, expliquant que «François Mitterrand quand il ne voulait pas répondre ne répondait pas. Je suis pareil». Qu'aurait pensé l'ancien président de cette nomination attendue ? Réponse en forme d'esquive de son neveu : «il ne se prêtait pas au droit d'inventaire».

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lundi 11 mai 2009

La ministre de la Culture Christine Albanel a suspendu un de ses collaborateurs qui avait transmis à TF1 un e-mail d'un de ses cadres hostile à la loi Hadopi qui a par la suite été licencié. "Dans le cadre des informations demandées par Christine Albanel et de la communication relative à l'e-mail de M. Jérôme Bourreau, il est apparu qu'une copie de ce document (...) a bien été transmise à la chaîne TF1 à la fin du mois de février par l'un de ses collaborateurs", a-t-on indiqué au ministère. "Christine Albanel a déploré cet envoi qu'elle considère comme une erreur regrettable. Elle a refusé la démission que lui a remis ce collaborateur et a décidé de le suspendre de ses fonctions présentes pendant une durée d'un mois", a-t-on précisé, confirmant une information publiée sur Libération.fr. Jérôme Bourreau, 31 ans, qui était responsable du pôle innovation web de TF1, avait écrit, en février, à sa députée Françoise de Panafieu (UMP) pour dénoncer le projet de loi Hadopi, actuellement discuté à l'Assemblée. Quelques semaines plus tard, il a été convoqué par un responsable de la chaîne qui lui a fait alors comprendre qu'il serait sanctionné en raison de son opposition à ce projet. En avril, il a reçu sa lettre de licenciement. Lors de son entretien avec son employeur, il a réalisé que le mail qu'il avait envoyé à Mme de Panafieu avait été transféré au ministère de la Culture qui l'avait ensuite transmis à la direction de TF1. Lors de la révélation de cette affaire, jeudi, Mme Albanel avait affirmé "n'avoir jamais contacté la direction de TF1 pour s'immiscer dans la politique de gestion du personnel de la chaîne". "A ma connaissance rien n'a été transmis" à la direction de TF1, avait-elle ajouté.
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vendredi 8 mai 2009

La ministre de la Culture Christine Albanel a affirmé "n'avoir jamais contacté la direction de TF1" à propos du licenciement d'un cadre de la chaîne hostile à la loi Hadopi, et qualifie d'"absurdes" les accusations du journal Libération qui a révélé l'affaire. Dans un communiqué, Mme Albanel se dit "très surprise par la tonalité et la version des faits présentées par Libération". La ministre de la Culture "trouve absurdes les accusations du journal et affirme n'avoir jamais contacté la direction de TF1 pour s'immiscer dans la politique de gestion du personnel de la chaîne". Dans son édition de jeudi, Libération affirme qu'un cadre de TF1 a été licencié "suite à une dénonciation du ministère de la Culture", pour avoir critiqué le projet de loi sur la protection des droits sur internet actuellement discuté à l'Assemblée. Jérôme Bourreau, 31 ans, était responsable du pôle innovation web de TF1 et a été licencié pour "divergence forte avec la stratégie" de TF1, écrit le journal qui a recueilli le témoignage du jeune cadre. Selon Libération, M. Bourreau a écrit à sa députée Françoise de Panafieu (UMP) depuis son adresse de courriel personnelle pour dénoncer le projet de loi. Quelques semaines plus tard, il a été convoqué par Arnaud Bosom, chargé des activités numériques de TF1 qui lui a dit qu'il n'avait "pas le droit d'avoir cette opinion". Le 16 avril, M. Bourreau a reçu sa lettre de licenciement dont Libération a eu copie. "Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l'a adressée le jour même à la société TF1", y lit-on. Il est reproché à M. Bourreau son hostilité au projet Hadopi considérée "comme un acte d'opposition à la stratégie du groupe TF1". Dans son communiqué, Mme Albanel confirme que les services de Mme de Panafieu ont saisi son ministère pour avoir des informations techniques afin de répondre au courrier de M. Bourreau.
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mardi 10 mars 2009

La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel a refusé lundi de "donner des bons ou des mauvais points à Jean-Paul Cluzel ou à d'autres". Mme Albanel était interrogée sur la fin prochaine du mandat du président de Radio France et sur son éventuelle reconduction. "C'est la fin d'un mandat, c'est un moment où va se poser la question d'un renouvellement ou pas", a déclaré Mme Albanel, interrogée dans l'émission Le grand journal de Canal + à propos de l'expiration en mai prochain du mandat de M. Cluzel à la tête de Radio France. Interrogée sur le bilan de ce dernier, qui est candidat à sa propre succession, Mme Albanel a répondu qu'elle "ne pouvait pas à ce stade donner des bons ou des mauvais points à Jean-Paul Cluzel ou à d'autres". "Il va y avoir une future nomination à Radio France, il va y avoir examen des candidatures", a dit Mme Albanel, qui a refusé de commenter de récentes informations de presse sur de vives critiques qu'aurait émises récemment Nicolas Sarkozy contre Jean-Paul Cluzel. Selon l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné, le chef de l'Etat, s'exprimant devant ses conseillers, aurait notamment reproché à l'actuel PDG de Radio France de "n'en faire qu'à sa tête, de se laisser manipuler par la gauche et les syndicats" ainsi que d'avoir posé torse nu, déguisé en catcheur, pour un calendrier au profit de l'association de lutte contre le sida Act Up. Dans un communiqué, Jean-Paul Cluzel avait alors exprimé sa "stupéfaction" devant l'article du Canard. Il avait dit qu'il ne pouvait accorder "le moindre crédit à des affirmations prétendument rapportées qui porteraient si gravement atteinte à son intégrité, à son honneur et à ceux des personnels de Radio France".
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dimanche 18 janvier 2009

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a témoigné samedi sa "sympathie" à l'humoriste Arthur, qui a annulé vendredi un spectacle à Vals-les-Bains (Ardèche), où des manifestants l'accusant de financer Israël avaient empêché le public de rentrer dans la salle. "Christine Albanel juge absolument inadmissibles les pressions exercées vendredi soir par des manifestants pour empêcher le public d'assister au spectacle", selon un communiqué de son ministère. Les manifestants, qui réclamaient l'arrêt des bombardements israéliens dans la bande de Gaza, ont empêché les spectateurs de rentrer dans la salle pendant plus d'une heure, avant de quitter les lieux dans le calme. L'humoriste a ensuite déclaré qu'il n'avait "plus le coeur à rire" et a annulé son spectacle. La ministre de la Culture "s'inquiète de cette dérive communautariste qui bafoue les principes républicains auxquels nous tenons le plus: la tolérance et la liberté d'expression", ajoute le communiqué par lequel Mme Albanel fait part à Arthur "de toute sa sympathie". Vendredi à l'Ile Maurice, un concert d'Enrico Macias prévu le 23 janvier près d'une agglomération habitée majoritairement par des musulmans a par ailleurs été annulé en raison de la polémique provoquée par la participation de l'artiste à un rassemblement de soutien à Israël. Le Consistoire central de France a fait part de sa "plus profonde indignation" après cette annulation.
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jeudi 15 janvier 2009

Le gouvernement est contre l'amendement voté mardi par le Sénat, qui modifie les conditions de révocation des PDG de l'audiovisuel public, a déclaré la ministre de la Culture Christine Albanel lors de l'émission Questions d'info LCP-France Info-AFP. Les sénateurs ont adopté mardi un amendement présenté par l'UMP et l'Union centriste, qui précise que la révocation par le chef de l'Etat des PDG de l'audiovisuel public est conditionnée à l'approbation des trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des commissions des Affaires culturelles du Sénat et de l'Assemblée. Conformément à la révision constitutionnelle de juillet dernier, le texte d'origine prévoyait, comme pour la nomination, que la décision était acquise si les trois cinquièmes des suffrages dans les commissions concernées ne votaient pas contre. Avec l'amendement du Sénat, la majorité deviendrait nettement plus difficile à obtenir et les voix des parlementaires de l'opposition pourraient s'avérer indispensables. "Je pense que (la disposition d'origine) c'est suffisant et je ne pense pas qu'il faille avoir la disposition du Sénat qui va encore beaucoup plus loin," a déclaré la ministre. "Je crains que l'amendement voté par le Sénat aille encore plus loin dans le risque de non-constitutionalité parce qu'il n'y a plus de parallélisme des formes, parce que là, on va en quelque sorte dénommer selon d'autres modalités que pour nommer," a-t-elle commenté.
De son côté la commission des Affaires culturelles du Sénat a affirmé que l'amendement sur la révocation des PDG de l'audiovisuel public dont elle est à l'origine et qui a été adopté par le Sénat était constitutionnel."L'article 34 modifié par la réforme constitutionnelle de juillet 2008 écrit que le législateur a le devoir de garantir l'indépendance et la liberté des médias et nous considérons que ces garanties passent par l'amendement qui instaure une protection par rapport à une révocation qui pourrait être arbitraire" a déclaré à l'AFP, le rapporteur UMP du texte Michel Thiollière. "Pour les nominations, c'est l'article 13 de la Constitution qui s'applique, mais dans cet article il n'y a rien d'écrit sur des révocations
éventuelles" a souligné M. Thiollière. L'article 13 stipule que "le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois-cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions".
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dimanche 4 janvier 2009

La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, s'est dite dimanche soir prête à discuter des modalités de financement de France Télévisions, à la veille de l'entrée en vigueur de la suppression de la publicité après 20H00 sur les chaînes du groupe public. "Tout est ouvert actuellement, ce qui me paraît important c'est de ne pas fragiliser le financement de France Télévisions", a déclaré Mme Albanel lors du Grand jury RTL/LCI/Le Figaro. "L'idée d'une augmentation massive (de la redevance, ndlr), à des moments où tout le monde se fait du souci pour son pouvoir d'achat, ça n'est sans doute pas la meilleure solution", a affirmé la ministre. "Mais on peut discuter sur les modalités d'indexation (sur l'inflation) de la redevance et les modalités des taxes" sur les recettes publicitaires des chaînes privées et les fournisseurs d'accès à internet (FAI), a-t-elle ajouté, précisant qu'une réunion aurait lieu sur ce sujet "mardi matin" autour du Premier ministre François Fillon. Adopté par l'Assemblée nationale, le projet de loi réformant l'audiovisuel public sera examiné par le Sénat à partir de mercredi. Le conseil d'administration de France Télévisions en a anticipé la principale mesure -- la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5, France ô) entre 20H00 et 06h00 --, qui s'appliquera dès lundi. Les programmes et notamment les tranches d'informations de France 3 pourraient être perturbés par un appel à la grève lancé par plusieurs syndicats de la chaîne pour lundi. Un autre appel à la grève, à France 2 cette fois, a été lancé pour la journée de mercredi. "Entre les conservatismes et les arrières-pensées, il y a beaucoup de raisons d'être aujourd'hui dans l'inquiétude, dans le trouble. J'espère qu'on va les surmonter", a dit Mme Albanel. "C'est vraiment la réforme la plus importante depuis 20 ans", a-t-elle souligné en citant, outre la fin de la publicité, la transformation de France Télévisions en société unique sur le modèle de Radio France et la modification de sa gouvernance avec la nomination par l'Elysée de son président.
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samedi 13 décembre 2008

La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel a justifié la nomination du président de France Télévisions par l'Elysée, estimant qu'il y avait "une logique" à cette décision. "Il y a une logique. On est dans un paysage aujourd'hui extrêmement varié. Dans trois ans, tout le monde aura accès à 18 chaînes au moins, et souvent les gens ont accès à des centaines de chaînes", a déclaré la ministre sur Europe 1. "Que dans ce contexte, il y ait une grande télévision publique dont l'actionnaire prenne toutes les responsabilités... L'actionnaire est celui qui garantit les financements, fixe les missions, ne peut-il pas être aussi celui qui nomme les dirigeants?", a-t-elle ajouté. "Il y a en plus le verrou d'un avis conforme du CSA, c'est-à-dire d'un vote à bulletin secret de la majorité de ses membres, d'un débat au parlement des deux chambres, avec une majorité qualifiée", selon la ministre. Le tout se fera "dans le contexte d'un débat public extraordinaire, tout le monde va scruter avec des loupes qui il (le candidat, ndlr) est". "Dans ce contexte, il est absurde de penser qu'on va aller soulever une pierre pour trouver je ne sais qui, que l'on va nommer soudainement à la tête de France Télévisions. Ce sera quelqu'un qui tiendra la route", a-t-elle assuré. Dans une tribune publiée jeudi par Le Monde, les neuf membres du bureau de la Société des journalistes (SDJ) de France 2 se déclaraient "humiliés" par le projet de nomination directe du patron de France Télévisions par le président de la République, qui "met à mal", selon eux, la démocratie en France. "La catastrophe programmée se réalise : la télévision publique n'aura plus la capacité de résister au pouvoir du chef de l'Etat, ni les moyens de vivre", estimaient les journalistes de France 2 dans cette tribune. La ministre a par ailleurs indiqué vendredi que le décret était une des "différentes possibilités, mais pas la seule", pour mettre fin à la publicité sur les chaînes publiques après 20H00 à partir du 5 janvier, si le projet de loi n'est pas voté d'ici là.
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jeudi 11 décembre 2008

Le gouvernement ne décidera pas d'un éventuel recours à un décret pour supprimer la publicité sur les chaînes publiques avant la fin des débats à l'Assemblée, qui sont prévus jusqu'à la semaine prochaine, a affirmé le ministère de la Culture et de la Communication. "Le gouvernement ne compte pas prendre de décision avant la fin des débats à l'Assemblée nationale, qui sont inscrits jusqu'au jeudi 18 décembre inclus", a indiqué le ministère à l'AFP. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a affirmé mercredi que la publicité sur les chaînes de télévision publique serait "supprimée par décret", dans un communiqué dénonçant "l'obstruction socialiste". Une source gouvernementale avait ensuite affirmé à l'AFP que la décision de recourir à un décret serait prise "à la fin de la semaine". Ce décret, s'il était pris, permettrait la suppression partielle de la publicité, en l'occurence après 20h00, via une modification du cahier des charges des sociétés de France Télévisions, a expliqué le ministère. "Tout est prêt" pour une suppression de la publicité après 20h00 à partir du 5 janvier. "Les chaînes privées sont dans les starting blocks, les annonceurs l'ont anticipée et nous leur avons confirmé" cette date, a-t-on ajouté. La suppression totale de la publicité, prévue fin 2011, nécessite en revanche de passer par la loi. Les autres articles du projet de loi sur la taxation des chaînes privées ou permettant la deuxième coupure publicitaire pour ces chaînes, doivent eux aussi passer par voie législative et ne peuvent faire l'objet d'un décret, a-t-on expliqué. "Pour commencer à percevoir les taxes on est obligés d'attendre la promulgation de la loi. Si elle n'est promulguée que fin janvier ou début février, les chaînes privées auront effectivement gagné deux mois", a-t-on commenté au ministère de la Culture, confirmant des propos en ce sens de M. Lefebvre.
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mardi 9 décembre 2008

France Télévisions a enregistré en 2008 un déficit de 80 millions d'euros, a indiqué à l'Assemblée nationale la ministre de la Culture, Christine Albanel. Mme Albanel a aussi répété qu'elle pourrait prendre un décret pour instituer la suppression de la publicité sur France Télévisions face à "l'obstruction" des députés de l'opposition, à la reprise des débats sur la réforme de l'audiovisuel. "Le Conseil d'administration de France Télévisions de juillet dernier avait prévu un déficit de 100 millions d'euros, notamment dû à la chute de la publicité. En réalité, c'est 80 millions d'euros", a développé Mme Albanel. Dénonçant "une obstruction clairement revendiquée et assumée" par la gauche, Mme Albanel a ajouté: "Cela peut nous amener à procéder par décret sur ce point précis puisque la publicité est matière à décret, je vous le démontrerai amplement quand nous en serons à l'article 18" sur les taxes compensant sa suppression. "Il faut commencer le 5 janvier prochain comme cela a été prévu et organisé", a-t-elle insisté, en réponse à une question de Patrick Bloche (PS) et Noël Mamère (Verts). "Pour le reste, j'ai dit que je souhaitais que le débat continue", a lancé la ministre. "Ce texte de loi aurait pu venir plus tôt et ne pas imposer la suppression de la publicité à partir du 5 janvier mais de septembre 2009", a répondu Patrick Braouezec (PCF) à l'unisson de plusieurs députés de l'opposition. Pour sa part, M. Mamère a parlé d'une loi "mal ficelée" et "conçue sous les ordres du président de la République". Les députés ont débuté l'examen de ce texte il y a 15 jours. Au cours des 45 heures de débat en séance écoulées, seuls 14 articles sur 56 ont été adoptés.
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