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jeudi 4 juin 2009

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, s'est défendu de "tout plan social déguisé" au lendemain de l'annonce d'un dispositif de départs volontaires à la retraite pouvant concerner jusqu'à 900 personnes d'ici 2012 dans le groupe audiovisuel public. "Cela ne veut pas dire qu'il y aura 900 emplois en moins. S'il y a 900 demandes de départs, nous verrons le remplacement au cas par cas", a déclaré M. de Carolis en marge de l'installation d'un comité permanent de la diversité au sein de France Télévisions. "Les discussions (avec l'Etat) ont été longues. Et je remercie l'actionnaire d'avoir adhéré à ma démarche" de refuser tout plan social, a-t-il ajouté. Le groupe public a présenté mardi soir en Conseil d'administration le plan d'affaires 2009-2012 négocié avec l'Etat, qui lui donne pour objectif un "retour à l'équilibre opérationnel en 2011 et à l'équilibre net en 2012". Dans ce but, la direction a annoncé un plan d'économies passant par la mise en place de ce dispositif de départs volontaires à la retraite, sans plan social. Les syndicats du groupe ont vivement dénoncé ce plan, avertissant qu'ils exigeront le remplacement de chaque poste. "Si l'actionnaire (l'Etat, ndlr) avait voulu un retour à l'équilibre dès 2009, il y aurait eu des suppressions d'emplois. Je n'ai pas l'habitude de cacher des choses", a insisté le président de France Télévisions. L'hypothèse d'un plan social, évoquée avec l'Etat à l'automne, avait été écartée, selon un responsable de la direction interrogé précédemment. Pour Patrick de Carolis, "l'enjeu est de pérenniser les valeurs du service public, d'assurer la qualité des programmes et le développement technologique du groupe". "L'entreprise unique est une occasion historique de réorganiser le groupe. Ce qui se joue actuellement avec ce plan c'est l'avenir du premier groupe audiovisuel public d'Europe", a-t-il dit
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vendredi 10 avril 2009

Le président de France Télévisions Patrick de Carolis a donné le "top départ" de la réforme du groupe public, qui devient une "entreprise commune" et sera structurée en "six grands domaines d'activité". Cette réforme, née de la loi de réforme de l'audiovisuel public promulguée le 7 mars, a été présentée mercredi aux 800 cadres de l'entreprise et sa "mise en oeuvre n'interviendra qu'au terme de la phase d'information-consultation" des instances représentatives du personnel, précise le groupe. Le comité de groupe a été consulté une première fois mercredi et devait s'adresser aux salariés lors d'une assemblée générale prévue ce jeudi matin. France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO), qui emploie 11.000 salariés, était jusqu'ici constituée d'une quarantaine de sociétés. Selon le projet de schéma, elle devrait désormais être structurée en "six grands domaines d'activité": antennes, programmes et information/réseaux régionaux/marketing et communication/fabrication, technologies et développements numériques/gestion/filière commerciale. La direction souhaite "dégager des synergies internes et externes pour adapter le groupe public aux nouvelles technologies et financer le développement", explique-t-elle. Début mars, M. de Carolis s'était engagé à ce que cette réforme n'entraîne ni plan social ni fusion des rédactions, en réponse aux craintes formulées par les syndicats et la sociétés de journalistes (SDJ) de la rédaction nationale de la chaîne France 3.
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mardi 10 mars 2009

Le président de France Télévisions Patrick de Carolis a tenté, en interne, de rassurer les salariés du groupe devenu entreprise unique depuis la promulgation de la loi sur l'audiovisuel public, récusant notamment tout plan social ou fusion des rédactions. Après la promulgation de la loi au Journal officiel de samedi, "l'entreprise commune France Télévisions est née", explique M. de Carolis dans un message vidéo interne dont l'AFP a eu connaissance. "A présent, une seule entité juridique recouvre l'ensemble de nos activités d'édition de programmes", poursuit le patron du groupe public qui "tient à rassurer" les 11.000 salariés du groupe public jusqu'ici constitué d'une quarantaine de sociétés. "J'ai déjà pris un certain nombre d'engagements, je les tiendrai. Pas de plan social, pas de fusion des rédactions", promet-il, en réponse aux craintes formulées par les syndicats et la sociétés de journalistes (SDJ) de la rédaction nationale de la chaîne France 3. Il promet de "prendre le temps du dialogue et de la négociation" pour mener les deux chantiers ouverts par la publication de la loi: la réorganisation de l'entreprise et l'élaboration d'un nouveau statut social. "Nous avons devant nous 15 mois, pas plus, pour parvenir à un accord collectif sur nos nouveaux statuts sociaux", souligne M. de Carolis. Les équipes de travail ont été mises en place en février pour réfléchir à la transformation du groupe. "Le 8 avril prochain (...), les résultats de cette réflexion pourront être présentés aux instances représentatives du personnel", détaille-t-il.
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jeudi 19 février 2009

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a annoncé une nouvelle organisation en vue de la transformation du groupe en entreprise unique et chargé Arlette Chabot de coordonner les journaux nationaux, dans une communication interne aux salariés. Patrick de Carolis avait présenté le 6 février les grandes lignes de la transformation de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, RFO), constituée d'une quarantaine de sociétés, en une entreprise "commune", comme le prévoit la loi sur l'audiovisuel public qui vient d'être adoptée. France Télévisions doit être scindée en sept grands domaines d'activité. Dans ce but, sept directeurs de projet et une trentaine de coordonnateurs ont été nommés mercredi. Les coordonnateurs, qui gardent leurs fonctions actuelles, ont pour tâche de "préparer un schéma d'organisation et de fonctionnement dans un secteur donné et de dégager un plan d'actions dégageant des synergies", explique le groupe. Ils devront rendre leur copie d'ici fin mars-début avril. Le secteur regroupant les antennes, les programmes et l'information est placé sous la direction de Patrice Duhamel, actuel directeur général du groupe public. Au sein de ce secteur, Arlette Chabot, directrice générale adjointe chargée de l'information de France 2, a été nommée "coordonnatrice des journaux nationaux". Paul Nahon (France 3) coordonnera la réflexion sur les magazines d'information, Daniel Bilalian (France Télévisions) les sports, Philippe Vilamitjana (France 5), les unités de programmes et Jérôme Cathala (France 3), l'information de proximité. En outre, Geneviève Giard, directrice générale de France 3, prend la tête d'un autre de ces sept grands secteurs: les "réseaux régionaux métropolitain et ultramarin", avec une section concernant l'information régionale de métropole et une section concernant l'outre-mer. Les autres secteurs sont le marketing et la communication, sous la houlette de Claude Yves Robin, l'administration de la production et les moyens des antennes (Yves Garnier), les technologies et la fabrication (François Guilbeau), les fonctions de gestion (Damien Cuier) et les activités commerciales (Philippe Santini).
Nous avons noté que pour le secteur Technologies et fabrication dirigé par François Guilbeau (dg de France 2), les collaborateurs suivants avaient été nommés :
Bruno Tézenas du Montcel (directeur des technologies et exploitation de France 2), coordonnateur des centres de fabrication ;
Philippe Rouaud (directeur des systèmes d'information de France 3), coordonnateur des techniques et systèmes ;
Yves Lebras (directeur technique de France 3), coordonnateur de l'innovation et développement ;
Francis Héricourt (directeur des nouveaux médias et des affaires internationales de France 2), coordonnateur de la gestion des opérateurs de diffusion.

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lundi 15 décembre 2008

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, doit recevoir aujourd'hui un courrier de la ministre de la Culture Christine Albanel lui demandant de décréter lui-même la suppression partielle de la publicité adoptée vendredi par les députés, a-t-on appris dimanche auprès du ministère. Les députés ont adopté vendredi par 30 voix contre 18 la suppression de la publicité entre 20h00 et 6h00 du matin sur France Télévisions à partir du 5 janvier. Le débat au Sénat est prévu à partir du 7 janvier. Pour que la suppression partielle de la publicité soit effective le 5 janvier, le gouvernement dispose de deux possibilités. La première, a-t-on indiqué au ministère de la Culture, est "de passer par un décret modifiant le cahier des charges de France 2, France 3 , France 4, France 5" dans lequel serait inscrit l'arrêt de la publicité entre 20hOO et 6h00 du matin. L'autre solution, qui a été choisie, est que le président de France Télévisions, "suite à un courrier de son actionnaire (l'Etat, ndlr) décide en tant que président d'entreprise publique d'arrêter la pub entre 20h00 et 6h00 du matin, de sa propre initiative, dans l'attente que la loi soit définitivement promulguée". De même source, on a souligné que "cette décision n'a pas de conséquence négative pour l'entreprise", puisque les 450 millions d'euros destinés à compenser la fin de la pub sont assurés, car inscrits dans la loi de finances. "Le 2 janvier au matin, Eric Woerth (le ministre du Budget) peut faire un chèque de 450 millions d'euros au président de France Télévisions", a-t-on ajouté. Si cette compensation n'avait pas été inscrite, Patrick de Carolis "n'aurait pas pu faire lui-même un tel décret car on aurait pu considérer qu'il prenait un risque financier pour son entreprise". M. de Carolis doit donc recevoir ce lundi un courrier de Mme Albanel, qui "en tant que représentant de l'actionnaire va lui demander de faire ce décret". Le conseil d'administration de France Télévisions se réunit mardi prochain. Le décret instituant la suppression de la publicité que prendrait Patrick de Carolis, étant un acte de gestion, n'appelle pas de vote à ce conseil.
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samedi 22 novembre 2008

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a averti le gouvernement "des risques" que certains amendements au projet de loi réformant l'audiovisuel public "faisaient courir au groupe", a-t-il dit vendredi aux représentants syndicaux du groupe. Patrick de Carolis a reçu dans la matinée les coordonnateurs syndicaux de France Télévisions pour faire le point avant le début, mardi, du débat parlementaire. Le patron de France Télévisions a indiqué aux syndicalistes avoir "lui-même averti ses interlocuteurs institutionnels des risques que certains de ces amendements faisaient courir au groupe, notamment la réduction des taxes", même si les recettes publiques du groupe bénéficiaient "d'une garantie de la tutelle", selon sa communication dont l'AFP a eu copie. Mercredi, les députés UMP ont remplacé en commission la taxe de 3% sur les recettes publicitaires des chaînes privées, voulue par le gouvernement, par une taxe modulable pouvant varier entre 1,5% entre 3%. M. de Carolis "a fait savoir à l'actionnaire que l'amendement limitant la taxation des chaînes commerciales contribuerait à accroître le décalage financier entre le public et le privé".
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jeudi 20 novembre 2008

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a évalué les recettes publicitaires avant 20H00 sur les chaînes du groupe en 2009 à une fourchette de 250 millions à 260 millions d'euros, mercredi devant la commission des Finances du Sénat. "Les rentrées publicitaires avant 20H00 pour 2009 sont évaluées à une fourchette autour de 250 à 260 millions d'euros, parrainages compris. Au-delà de 2012, il devrait rester le parrainage, la publicité en régions et la publicité sur internet", a déclaré M. de Carolis, auditionné au Sénat dans le cadre du contrat d'objectifs et de moyens (COM). A partir du 5 janvier, la publicité sera supprimée sur les chaînes de France Télévisions après 20 heures, avant de disparaître totalement fin 2011. Le président du groupe public a défendu les "efforts de synergies considérables" fait par l'entreprise, appelée à devenir une entreprise unique, et qui se chiffrent "en centaine de millions d'euros sur les quatre prochaines années". La régie publicitaire de France Télévisions va passer de "300 collaborateurs à 200", "sans plan social", via notamment des reclassements en interne et des départs "volontaires", a expliqué Philippe Santini, responsable de la régie publicitaire, sans préciser la date. M. de Carolis a notamment évoqué la création d'un nouveau "pôle commercial" regroupant toutes les activités commerciales. Il a également insisté sur le "développement régional" de France 3 via internet. "J'envisage une vraie stratégie de développement de France 3 en matière d'informations et de programmes locaux, à travers la création de web télés à partir de nos 24 bureaux régionaux", a-t-il expliqué. Le modèle économique des web télés est "moins coûteux et c'est un moyen de développement considérable. Nous souhaiterions l'engager avec les collectivités, les élus locaux, les municipalités", a-t-il ajouté. Avec la suppression de la publicité, le journal du soir de France 3 débutera à 22H30 et comportera une page régionale. Concernant la diversité, qui fait l'objet d'amendements UMP, Patrick de Carolis a jugé qu'il s'agissait d'"une question d'intérêt général". "Nous avons un principe : on ne veut pas se situer dans la recherche permanente du coup médiatique (...) et nous ne prenons pas un collaborateur comme un drapeau", a-t-il dit. Le patron du groupe public a rappelé que plusieurs actions étaient engagées dans ce domaine, notamment au niveau des programmes, sur le plan interne en sensibilisant producteurs, scénaristes, écrivains, à travers des bourses pour des jeunes issus de quartiers défavorisée et à travers la fondation France Télévisions.
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mercredi 19 novembre 2008

Dans le cadre de la mise en œuvre du contrat d'objectifs et de moyens (COM) entre France Télévisions et l'État, et en vue de l'examen par le Sénat des projets de loi portant réforme de l'audiovisuel public, la commission des affaires culturelles du Sénat, présidée par M. Jacques Legendre (UMP, Nord) et la commission des finances du Sénat, présidée par M. Jean Arthuis (UC, Mayenne), auditionnent conjointement M. Patrick de Carolis, Président de France Télévisions à 16 h 30. Cette audition permettra de faire le point sur le COM en cours et ses aménagements nécessaires, tout particulièrement la signature d'un nouveau cahier des charges, pour faire face à la nouvelle donne résultant de la suppression annoncée de la publicité sur les chaînes de France Télévisions. Elle sera diffusée en direct sur le site http://www.publicsenat.fr/ et en différé sur la chaîne Public Sénat vendredi 21 novembre de 10h 30 à 12h.
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jeudi 14 août 2008

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, finirait son mandat et la nomination de son successeur n'interviendrait qu'en 2010, annonce le quotidien Les Echos. Patrick de Carolis et le président de Radio France, Jean-Paul Cluzel, "pourraient bien passer l'hiver à leur postes", révèle le quotidien économique. La loi sur l'audiovisuel public qui doit être examinée mi-octobre, ne mettra pas fin avant terme à leur mandats respectifs, croit savoir le journal. "C'est en tout cas ce qui figure dans l'avant-projet du gouvernement destiné à supprimer la publicité des antennes publiques en deux étapes", révèle le journal.
Selon la première version du projet de suppression de la publicité, Patrick de Carolis serait maintenu dans ses fonctions jusqu'en août 2010 et Jean-Paul Cluzel jusqu'en mai 2009, précise le journal. "Le texte prévoit bien que le PDG des chaînes publiques soit désormais nommés en conseil des ministres comme l'avait annoncé le 25 juin le président de république, Nicolas Sarkozy. "Il ne s'agit que de la première version du texte, et des arbitrages différents peuvent encore être rendus par le gouvernement, puis au parlement", souligne cependant le journal. Le président de France Télévisions Patrick de Carolis avait marqué son désaccord avec la réforme de l'audiovisuel public présentée par Nicolas Sarkozy, auquel il s'était ouvertement opposé mettant implicitement sa démission dans la balance.
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lundi 21 juillet 2008

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a plaidé pour un service public audiovisuel qui n'ait pas pour unique vocation de répondre à la demande non couverte par le privé, ce qui le condamnerait à une "austérité ennuyeuse". "Les services publics n'ont pas pour vocation de répondre uniquement à la demande qui n'est pas couverte par le secteur privé", a-t-il estimé à l'ouverture d'un colloque à Strasbourg sur les médias de service public à l'ère numérique. Selon lui, il faut éviter une "télévision à deux vitesses" avec "d'un côté, les paillettes du secteur commercial et de l'autre, l'austérité un peu ennuyeuse du service public". Patrick de Carolis s'était déjà élevé récemment contre les critiques de Nicolas Sarkozy qui avait jugé les programmes de France Télévisions trop semblables à ceux des chaînes privées. De nombreux participants au colloque, parmi lesquels le président du BBC Trust, l'organe de surveillance de la radio-télévision publique britannique Sir Michael Lyons, et celui du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Michel Boyon, ont appelé la Commission européenne à faire preuve de "souplesse" et de "pragmatisme" dans sa révision des réglementations applicables aux services publics de radiodiffusion en Europe, actuellement à l'étude.
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