Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Les débuts de la télévision par satellite

Les clous de l'installation

Installé dans la cabine supérieure de l'antenne se trouve le célèbre « Maser » (Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation) un préamplificateur, ancêtre de ce qui devait devenir un banal LNB, qui doit capter les très faibles signaux venus du satellite (1 picowatt). Il fonctionne dans un bain d'hélium liquide à -196° C ! Autre avancée technologique, le système de tracking, qui devait poursuivre le satellite dans sa course : en premier le trackeur d'acquisition est muni de quatre antennes en forme de tire-bouchon. Il capte le signal balise du satellite en VHF sur 136 MHz, pour le repérer à 10° près. Puis intervient le trackeur de précision qui capte la balise sur 4080 MHz pour affiner le tracking à 15/1000e de degrés près.

Grâce à un asservissement électromécanique il peut orienter l'antenne cornet dans la bonne direction. Pour finir, c'est cette dernière antenne qui peut capter le signal balise du satellite et le suivre dans sa trajectoire afin d'assurer la continuité de la communication. Le tout est contrôlé par des calculateurs informatiques IBM : toutes les 4 secondes ils fournissent la position du satellite aux systèmes de poursuite.

L'antenne cornet

L'antenne cornet

Pour pouvoir capter le signal à un niveau supérieur à celui du bruit thermique du récepteur, il est indispensable d'avoir une surface d'antenne importante. L'antenne cornet offre une surface de réflexion de 360 m2. Son angle d'ouverture est de 0,12°, ce qui nécessite une précision de pointage de quelques centièmes de degrés près. Grâce à sa forme spéciale le faisceau d'ondes guidé vers le foyer est très protégé des interférences pouvant être provoquées par les lobes latéraux et arrière. L'antenne est ouverte que dans la direction du rayonnement. Le cornet est soutenu par une armature rigide reposant sur quatre boggies roulant sans contraintes sur deux rails circulaires concentriques. Quelques chiffres : longueur : 54 mètres, hauteur : 30,5 mètres, poids total : 340 tonnes, surface de réception : 360 m2, gain : 57 dB à la réception et 60 dB à l'émission, température de bruit pointée vers le satellite : 5° K.

Schéma

Une gageure

Poursuivre avec une précision du centième de degré un satellite de 80 cm de diamètre situé sur une orbite d'environ 5000 km avec une antenne pesant 340 tonnes, tel était le pari des ingénieurs pour réaliser la première retransmission télévisée par satellite au monde. Rappelons que la puissance d'émission du satellite Telstar était de 2 watts, l'équivalent d'une « lampe de poche ». Sa puissance en arrivant au sol était d'1 picowatt (millième de milliardième de watt) avec une visibilité de 20 minutes maximum.

Le radôme

Musée du radôme et le radôme en arrière plan

Le mot « radôme » vient de « radar » et de « dôme ». A l'origine une simple cloche rigide en matière plastique destinée à protéger le radar des intempéries, le radôme de Pleumeur-Bodou est devenu une enveloppe légère et souple de 2 mm d'épaisseur en fil de Dacron enveloppé d'un caoutchouc synthétique blanc, fermant une enceinte étanche et maintenue en forme par une surpression d'air à l'intérieur. Il peut ainsi résister à des vents de 180 km/h. L'affaiblissement du signal reçu du satellite passant au travers de cette enveloppe est de 0,4 dB. Son diamètre à la base est de 58,50 m, sa hauteur de 44,80 m et son poids de 30 tonnes.

Le 10 Juillet 1962

8h35 (GMT) le satellite Telstar fut lancé depuis Cap Canaveral. C'est une boule d'aluminium de 87 cm de diamètre et de 77 kg avec soixante-douze facettes. Sur soixante facettes sont montées les cellules solaires pour l'alimentation électrique dont la puissance atteint seulement 15 watts. Il tourne sur lui-même à une vitesse de 180 tours à la minute. Les deux antennes d'émission/réception ceinturent le satellite : l'antenne d'émission fonctionne dans les 6 GHz, et l'antenne de réception dans les 4 GHz. De plus le satellite est coiffé par une antenne hélicoïdale en bande VHF et deux antennes fouets destinées à la poursuite, à la télécommande et aux télémesures.

Les premières images

Douze heures après le lancement, au cinquième passage du satellite, on aurait pu déjà recevoir les premiers signaux du satellite si les Américains n'avaient pas oublié d'allumer la balise (4080 MHz). Au tour suivant, 45 mn avant la fenêtre satellitaire, l'émotion est à son comble car le récepteur tombe brutalement en panne ! Il faut changer rapidement la lampe-phare qui produit des hyperfréquences... il est 23h18 GMT quand les Américains mettent en route le système de télécommunications du satellite... alors que Telstar est encore à 3° en dessous de l'horizon, le signal de la balise 4080 MHz commence à être reçu par le trackeur de précision... une fois la justesse des calculs de l'ordinateur vérifiée, l'antenne cornet est correctement positionnée. A 23h47 GMT apparaît la mire américaine, celle de « l'indien » bien connue à l'époque. Immédiatement c'est la joie des deux côtés de l'Atlantique : les techniciens bondissent devant les pupitres et certains ont une larme à l'oeil. Puis apparaît une image de studio, celle où l'on voit l'interview des responsables du projet Telstar, Fred Kappel d'ATT et le Dr Fisk de Bell Labs. Sept minutes plus tard la fenêtre se ferme et le satellite est éteint.

Partager sur :
Marchés publics
Avis de concession de service public
Centre Hospitalier de Tourcoing
Avis de concession de service public relative aux prestations de mise à disposition de télévisions et d'un accès internet aux patients du Centre Hospitalier de Tourcoing, via la mise en place de différents bouquets et services "à la carte".
» Voir l'avis de concession de service public
 
Avis de concession de service public
Centre Hospitalier La Palmosa
Avis de concession de service public relative aux prestations de mise à disposition auprès des patients du Centre Hospitalier de Menton, d'abonnements de Télévision et d’abonnements d'accès Internet.
» Voir l'avis de concession de service public