TPS : Le numérique hertzien en ligne de mire !
Pour ce qui est du satellite, rien de bien neuf sous les étoiles de TPS. En fait, l'opérateur fourbit ses armes en vue du numérique hertzien. Il regroupe sur une seule et même chaîne, dénommée TPS Star, ses « actifs » dans le cinéma et le football, en vue de concurrencer Canal+, quand les deux chaînes se retrouveront face à face sur ce nouveau support.
Pour
ce qui est du satellite, rien de bien neuf sous les étoiles de TPS. En fait, l'opérateur
fourbit ses armes en vue du numérique hertzien. Il regroupe sur une seule et même
chaîne, dénommée TPS Star, ses « actifs » dans le cinéma et le football, en vue
de concurrencer Canal+, quand les deux chaînes se retrouveront face à face sur
ce nouveau support. Reste à savoir avec quelle force brillera la nouvelle étoile
?
"L'événement
le plus important depuis la naissance de TPS". C'est ainsi que Jacques Espinasse,
le directeur général du bouquet, a qualifié la naissance de TPS Star, ce 19 septembre
2001. Mais comment une chaîne peut-elle revêtir autant d'importance aux yeux de
l'opérateur, à l'heure où l'on parle de dissensions entre les actionnaires, TF1
d'un côté et M6/Suez de l'autre, de discussions entre TF1 et Canalsatellite et
même, ouvertement, d'un rapprochement entre Canalsatellite et TPS ?.
S'il
est certain que la reprise de TF1, voire M6, sur Canalsatellite est dans l'air
du temps (ces chaînes doivent renouveler -ou non- leur exclusivité), et qu'une
fusion, au moins partielle, semble à présent souhaitée dans les deux camps, les
termes d'un tel rapprochement devront néanmoins recevoir l'aval des autorités
françaises et surtout européennes. Lorsque l'on voit que la simple fusion de deux
chaînes, Mezzo et Muzzik, est pour l'instant retardée par Bruxelles justement.
On peut penser qu'une fusion pure et simple des deux bouquets, qui serait particulièrement
néfaste pour le marché et les consommateurs, sera bien difficile à réaliser pour
ces deux opérateurs majeurs. Toujours est-il que, peu à peu, le challenger de
Canalsatellite, que l'on avait qualifié d'alliance contre nature à sa naissance,
est logiquement en train d'imploser tout doucement. D'abord, suite aux accrochages
entre les deux ennemis de toujours en télévision hertzienne, que sont le service
public, groupe France Télévision, et la première chaîne privée d'Europe, TF1.
Problème
de visibilité du foot sur TPS
France
Télévision avait alors déclaré vouloir sortir de TPS, ce qu'il n'est toujours
pas parvenu à réaliser au prix qu'il s'était fixé. Ensuite, entre les deux chaînes
privées de l'Hexagone, TF1 et M6. Cette dernière, qualifiée de petite chaîne il
n'y a encore pas si longtemps, est décidément montée trop haut au goût de TF1,
avec le battage médiatique fait autour de Loft Story. Ce qui a provoqué l'ire
du président de TF1 et la rupture irrévocable avec ses anciens amis, désormais
nouveaux concurrents déclarés de TF1.
Alors, comment, dans ce contexte particulièrement abrasif, l'arrivée d'une simple
nouvelle chaîne peut-elle représenter l'événement le plus important de la vie
du bouquet ? Si elle revêt tant d'importance, ce n'est en tout cas pas pour les
abonnés actuels de l'opérateur satellite. Car, pour eux, elle n'apporte quasiment
rien de nouveau ! En effet, TPS Star est principalement constituée du match de
championnat de France de football proposé à chaque journée (jusque-là sur TPS
Foot, chaîne qui ne vivait qu'un seul jour par semaine), et des films habituellement
diffusés sur Cinéstar 1 et 2 !
Pour ce qui est du contenu, les nouveautés se limitent à quelques magazines supplémentaires
par rapport à ceux proposés sur Cinéstar et TPS Foot, qui va donc s'arrêter (voir
encadré). Et parmi les raisons qui ont poussé les dirigeants à créer cette chaîne,
figure par exemple la nécessité de structurer l'offre autour de ce match de football.
Il est vrai qu'elle apparaît plus cohérente à présent au sein d'une vraie chaîne,
diffusée de 8h à 4h du matin, TPS précisant même que les prospects, voire certains
abonnés, ne comprenaient pas toujours très bien la façon dont se situait l'offre
football dans TPS.
Pas
plus de nouveaux films
L'autre apport de la nouvelle TPS Star, c'est la plus grande flexibilité en terme
de choix des horaires, puisque les films de Cinéstar, qui étaient repris sur deux
canaux simplement, le sont désormais sur trois depuis le 19 septembre. Comme TPS
Star arrive sous les feux des projecteurs, ce sont Cinéstar 1 et 2 qui passent
dans l'ombre, en ne devenant que des chaînes de rediffusions des films de TPS
Star, à l'image des déclinaisons numériques de Canal+. Les films sont diffusés
huit fois sur chacune des trois chaînes à présent, au lieu des deux Cinéstar auparavant.
Et leur période de rediffusion s'étend sur trois semaines, au lieu de deux...
Mais, il n'y a pas plus de films qu'avant. Seul le nombre de diffusions a augmenté.
Alors certes, avec TPS Star, l'offre est mieux structurée qu'avec TPS Foot. Elle
apporte donc un plus. Mais en fait, si TPS Star est si importante aux yeux de
TPS, c'est parce qu'elle représente le fer de lance de son offre pour le numérique
hertzien. Le pari de TPS : Estimant que le marché du satellite est trop étroit
pour continuer à se développer suffisamment, TPS espère continuer à se développer
grâce au numérique hertzien. L'opérateur mise sur ce support pour glaner de nouveaux
abonnés en hertzien, espérant ensuite les ramener sur le satellite pour accéder
à une offre plus complète est plus rémunératrice, comme Canal+ peut le faire de
l'analogique au satellite numérique actuellement. TPS Star ambitionne de concurrencer
Canal+ sur son terrain, du foot et du cinéma.
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L'interactivité
aussi
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Un service interactif permanent
accompagnera la chaîne, un peu à la manière du Mag+ de Canal+. Il reprendra notamment
la rubrique foot de Sport Express et Ciné Live, dont la collaboration avec TPS
s'est arrêtée cet été. Editée par l'équipe de TPS Star, il renseignera aussi particulièrement
sur le grand film du mercredi (filmographie des acteurs, photos de tournages,
interviews, anecdotes). |