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Émissions TV / Radio
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 Daniel Renard
Voies sans issues ?
Alors que la Télévision Numérique Terrestre (TNT) fait son trou dans le Paysage Télévisuel Français, que la HD arrive et que l’on se prépare au passage au tout numérique hertzien terrestre pour la fin 2011 (si les délais sont tenus ?), on nous concocte deux autres évolutions audiovisuelles numériques, la Radio Numérique Terrestre (RNT) et la Télévision Mobile Personnelle (TMP). Comme toujours en France, les approches de ces nouveaux services audiovisuels se font par le biais technologique. On ne commence pas par se demander si ces technologies apportent véritablement au consommateur des services dont la valeur ajoutée va justifier un acte d’achat, on commence par des études techniques… Cela fait plus de 15 ans que l’on nous parle de radio numérique terrestre et que la norme DAB, qui a été mise au monde au forceps, végète dans un univers ou la FM analogique triomphe. En cette fin 2007, le « plat » de la radio numérique nous est resservi, sous la houlette d’un affrontement entre deux normes, une, réchauffée, le « DAB+ », l’autre plus novatrice, le T-DMB. Mais dans cette bataille de technologies, il n’est pas question d’une approche de services réellement commercialisables auprès du grand public, celui des auditeurs. On nous propose une «meilleure qualité audio», ce qui paraît négligeable dans des conditions normales d’écoute, que ce soit avec un portable et ses écouteurs, un autoradio ou un « transistor » à la maison… De même on nous parle de « services associés » comme l’affichage des titres ou des interprètes des chansons diffusées, la pochette du disque, la météo etc… alors que la plupart d’entre eux peuvent être diffusés sur la FM en RDS et qu’ils ne l’on jamais été, ou presque… Enfin on nous vante la « couverture numérique », laquelle, si on se fie aux essais réalisés à ce jour, est plus que problématique, car le signal est fragile et les défauts de réception se traduisent par des interruptions brutales du son, le plus souvent avec un crissement. Inutile de préciser que dans ces conditions la « RNT » est invendable, comparée à la FM, laquelle, malgré ses défauts bien connus depuis 40 ans, reste incomparable. Pour obtenir une couverture identique à la FM, il faudra réaliser de tels investissements en termes d’équipements, qu’il sera difficile à tous les opérateurs radio actuels de passer au tout numérique. Ne va t-on pas, une fois encore, à l’image du DAB, dans une impasse commerciale ? Recevoir une image de télévision, comme on reçoit aujourd’hui la radio FM, sur un petit récepteur utilisable aussi bien à la maison, que dans la rue ou les transports, en ville, comme à la campagne, c’est un « rêve » imaginé pour nous par des ingénieurs qui ont développé des normes de diffusion permettant de le réaliser. Parmi ces normes, le gouvernement a choisi le DVB-H (voir notre article dans TS 216). Au delà du choix de la norme, là aussi se pose le problème de l’usage, lequel va déterminer le marché potentiel : tous les exemples étrangers montrent que le marché solvable n’existe pas : en Asie la « TMP » est sous perfusion financière, en Europe, l’Italie, qui a lancé la « TMP », commence à se rendre compte que ça ne marche pas ! Il suffit de voir ce que sont les résultats de la télévision vers les mobiles 3G que proposent les opérateurs de téléphone depuis des années : une clientèle plus que réduite pour une qualité de service douteuse… Certes, la diffusion de la « TMP » en DVB-H donne des résultats meilleurs en terme de qualité vidéo, mais comme pour la « RNT », la couverture pose des problèmes dans la continuité de la réception : comme pour la radio, se balader avec son « micro téléviseur » ne supporte pas des interruptions de signal. La technologie ne permet pas de le garantir, sans déployer des moyens d’émission colossaux, dont les coûts prohibitifs rendent tout modèle économique, compte tenu du marché aléatoire, totalement hasardeux. Dans de telles conditions la « TMP » pourrait être, elle aussi une voie sans issue… L’éclosion en cascade de toutes ces technologies ne permettent pas aux consommateurs de bien appréhender les services qu’elles sont supposer nous rendre : la seule chose que l’on voit c’est qu’il faut toujours payer plus et de plus en plus souvent pour acheter de nouveaux équipements et s’abonner à de nouveaux services. N’a-t-on pas atteint les limites de cette course à la consommation audiovisuelle qui nous conduit de plus en plus souvent dans des voies sans issues ? L’avenir nous le dira...
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| Dub, le dimanche 28 octobre 2007 à 11h26. |
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Cher Daniel Renard,
Vous avez tendance à voir le verre à moitié vide. Pour développer la radiodiffusion numérique il y a une solution, celle qui a marché pour la télévision numérique c’est l’extinction des services analogiques à une date fixée. C’est donc un problème politique essentiellement, il faudra de la volonté pour y arriver. Mais tant que le CSA donnera des fréquences pour la diffusion en FM, les diffuseurs ne se presseront pas vers la DAB. Certains réseaux ont des couvertures très limitées dans certaines régions il suffit de leur donner une place dans un multiplex DAB avec une couverture régionale garantie. On peut couvrir la France avec un multiplex sur une seule fréquence, le canal VHF 12 permet la diffusion de 4 multiplexes de 8 radios en stéréo, soit 32 stations au total. La propagation du canal 12 n’est pas très différente de la bande FM sans y mettre plus de puissance, il suffit d’équiper les sites principaux TDF existants. La Grande Bretagne est quasiment couverte à 100% en DAB avec 4 multiplexes, et les radios font de la publicité pour inciter les auditeurs à passer à la DAB. Les émetteurs FM n’ont pas une durée de vie éternelle, il faudra les remplacer ; remplaçons les par des émetteurs DAB. Reste le matériel de réception, et là il faut faire pression sur les constructeurs automobiles pour qu’ils intègrent un récepteur DAB du moins en option sur tous les nouveaux modèles. Fait à grande échelle le surcoût reste modeste sur chaque véhicule, 50 % des auditeurs sont des automobilistes. Quant au choix de la norme il faut rester basique il s’agit de diffuser de la radio pas de la télévision, la diffusion de la TV sur les réseaux 3G est un gadget j’en conviens avec vous. Bref restons optimiste mon cher Daniel,
J-L
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| louisetv, le lundi 29 octobre 2007 à 10h37. |
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Cher Daniel Renard,
Je suis totalement d'accord avec vous. Toutes les nouvelles technologies sont inutiles et nuisibles.
J'ai moi même renoncé d'utiliser tous ces nouveaux appareils "sans fils" qui polluent notre environnement Radio et préparent notre Cancer du cerveau. En, fait, je n'utilise plus qu'une technologie "sans fil" que si l'émetteur est suffisamment loin de mon Cerveau, disons au minimum 36.000 Kms comme le Satellite ;-)
Par contre j'ai équipé ma fille de tout ce matériel nuisible et dangereux car : Je n'ai pas obtenu sa garde, elle manque de place car son beau père a 4 enfants, elle se déplace souvent notamment pour venir me voir.
Elle utilise donc : un Téléphone GSM 3G Visio avec Canalsat. un Téléphone GSM 3G avec 20 Jeux à 5€ pièce. un Lecteur DVD MP3/MP4 de voyage.
et pour Noel 2007 : une console NINTENDO DS Wifi (rose) pour jouer et apprendre l'Anglais.
et pour son Anniversaire en Janvier 2008 : un vieux Psion Series 5 MX infrarouge pour rédiger son journal intime et le protéger par un mot de passe.
Personellement, je serais ravi et bluffé qu'on me propose la Télévision mobile par satellite, la Radio mobile par satellite, Internet mobile par satellite, le Vélo par satellite, la Pizza par satellite et l'Amour par satellite !
décidément, L'edito de DR est toujours un de mes Rendez vous préféré.
Continuez Daniel,
Jean Paul CONAN
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