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Vendredi 15 Septembre 2000 à 00:00

TF1 se positionne sur l'accès à l'internet

Poussé par M6, qui a lancé en juin son propre fournisseur d'accès gratuit à l'internet, le groupe TF1 entre à son tour sur le marché encombré de l'accès au réseau, pariant à long terme sur la vidéo à la demande et le haut débit. Adossé au groupe Bouygues (actionnaire à 39,9% de TF1), ce fournisseur d'accès à l'internet "sera détenu à 65% par le groupe TF1 et lancé le 1er décembre 2000 sous sa marque", a précisé Patrick Le Lay, PDG du groupe, lors de la présentation des résultats semestriels. "Nous comptons engranger dans la première année quelques centaines de milliers d'abonnés", a assuré Anne Sinclair, vice-présidente de e-TF1, filiale internet de TF1.

A titre de comparaison, M6 comptabilise en septembre plus de 200.000 inscrits. Sceptique sur le modèle économique et la rentabilité des fournisseurs d'accès dits "gratuits gratuits" (sans abonnement, ni coût téléphonique), Patrick Le Lay fait valoir "qu'un abonné qui ne paye pas ne peut être un abonné fidèle". "On s'est positionné dans le bas débit (accès à l'internet par lignes téléphoniques normales) car c'est là où il faut démarrer", a estimé le patron de la Une. Reste que pour TF1, c'est la généralisation de l'internet rapide (par câble, ADSL, boucle radio) permettant notamment de visionner correctement des vidéo, qui pourrait se révéler une poule aux oeufs d'or.

Selon Anne Sinclair, "les publicités interstitielles", insérées dans les vidéo sont plus efficaces que les simples bannières, où l'internaute est invité à cliquer. En 2002, TF1 prévoit de faire migrer ses clients du bas débit vers le haut débit. Le groupe est déjà présent dans la fourniture d'accès à travers ses participations de 13% dans World Online et 25% dans Mageos.

TF1, sous le nom de "Dream TV" teste par ailleurs en interne la vidéo à la demande sur le petit écran. Grâce aux vidéos stockées sur le disque dur d'un décodeur, le téléspectateur peut regarder le programme de son choix, l'interrompre s'il est dérangé et le reprendre à son rythme. Très pragmatique, Patrick Le Lay veut que TF1 soit présent sur tous les supports, estimant que l'on ne sait pas encore comment le consommateur se comportera. Il a toutefois assuré que "l'investissement concernant l'accès internet, ne mettra pas en péril la croissance du résultat en 2001". Selon lui "dans 3 ou 4 ans, le montant des recettes internet va être compensé par celles des dépenses".

Au cours du premier semestre 2000, la filiale e-TF1 a dégagé un chiffre d'affaire de 1,5 millions EUR, dont 1,2 M EUR provenant de la publicité.
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