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Mardi 15 Avril 2003 à 00:00

Vers une sortie de la crise du secteur spatial ?

Claudie Haigneré a été sans équivoque en présentant le plan du gouvernement dans le domaine spatial : la recapitalisation d'Arianespace, qui doit à la fois financer les développements futurs d'Ariane-5 et faire face au cuisant échec que la fusée a subi en décembre, est "inéluctable".

Mais, a aussitôt prévenu la ministre de la Recherche et des Nouvelles technologies, après une communication sur l'espace en Conseil des ministres, il ne faut pas s'attendre à ce que ce fleuron de l'industrie européenne soit pleinement rentable avant 2009. Ce plan de redressement du secteur spatial reprend les grandes lignes d'un rapport, remis en janvier à Mme Haigneré par le professeur Roger-Gérard Bonnet au nom d'une commission de réflexion sur la politique spatiale.

Les auteurs de ce rapport étaient peu tendres avec l'outil principal de cette politique en France, le CNES (Centre national d'études spatiales). La France, "seul pays à pouvoir prendre le leadership" dans ce domaine, relevait ce texte, a besoin de la mise sur pied d'un "CNES fort". Jusqu'alors bicéphale, avec un président et un directeur général, la direction du CNES a été confiée à un président-directeur général, au profil de "manager", pour une "remise en ordre".

Les choses sont allées vite et cette première mesure a vu le jour un mois après la remise du rapport, avec la nomination de Yannick d'Escatha. La place et le rôle du CNES "ne peuvent s'inscrire qu'en regard de l'évolution des structures européennes", a souligné Mme Haigneré en annonçant que la contribution de la France à l'Agence spatiale européenne (ESA) allait atteindre, dans la période 2003-2009, 685 millions d'euros par an (contre 640 millions actuellement).

A l'échelon européen, selon Mme Haigneré, il convient de "définir clairement les compétences et les attributions" des différents acteurs. La France souhaite que le futur Traité de l'Union inscrive l'espace comme compétence partagée et que l'Union puisse ainsi faire appel tant à l'ESA qu'aux agences nationales, selon leurs compétences. Le CNES jouerait à la fois le rôle de maître d'ouvrage pour les programmes nationaux ou européens, et comme centre d'expertise technique au profit de l'ESA.

Dès à présent, le CNES se trouve en première ligne parmi ceux qui doivent redonner le "niveau de fiabilité adéquat" à Ariane-5, à la réputation fortement ternie depuis l'explosion, le 11 décembre, de la version ECA, capable d'emporter une charge utile de dix tonnes. L'accident a mis en lumière d'importantes lacunes dans la validation industrielle du lanceur en général. Cela a eu pour conséquence l'annulation, en janvier, d'une ambitieuse mission de la sonde Rosetta vers la comète Wirtanen, qui devait pourtant voler sur une Ariane-5 de base, dite Générique.

Même si ce modèle d'Ariane-5 a revolé avec succès mercredi dernier, le directeur général d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall, n'a pas cessé de crier au secours. Pour lui, l'avenir d'Arianespace passe impérativement "par un engagement des Etats, à travers l'ESA, de financer la consolidation technique du lanceur", écrivait-il lundi dans le quotidien Le Monde.

Il devrait savoir s'il a été entendu dans un peu plus d'un mois, après le conseil de l'ESA au niveau ministériel prévu le 27 mai à Paris. D'ici là, le 30 avril, le conseil d'administation du CNES doit valider ses nouvelles orientations.
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