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Mardi 29 Avril 2003 à 00:00

Vivendi recentré en 2004 sur les télécoms et Canal+

Le groupe Vivendi Universal sera recentré en 2004 sur les télécommunications, sur un Canal+ "profitable" et sur la musique si celle-ci n'est pas cédée, a annoncé Jean-René Fourtou, Pdg du groupe devant l'Assemblée générale des actionnaires.

La vente des actifs américains de Vivendi Universal regroupés dans VUE (Vivendi Universal Entertainment) constitue "un enjeu majeur pour le groupe en 2003", a-t-il souligné. M. Fourtou a confirmé la stratégie de recentrage de Canal+ sur ses activités télé en France et la cession de presque tout le reste. Le groupe Canal+ représente 5 milliards d'euros de dette dans les comptes de VU, a-t-il rappelé.

Sur l'internet, les activités, qui sont pratiquement toutes en perte, devront pour la plupart être fermées, a-t-il indiqué. En 2004, le groupe pourrait aussi avoir des participations dans Veolia (ex Vivendi Environnement) dont il continue à détenir 20%, et dans Vivendi Universal Entertainment, s'il ne parvient pas à céder tout le groupe, a-t-il précisé. La sortie de VUE sera totale ou partielle, a-t-il indiqué, précisant qu'une sortie partielle supposait la mise sur pied d'un partenariat dans VUE. Le groupe télécoms comprendra notamment Cegetel (téléphonie fixe) SFR (téléphonie mobile) et Maroc Télécom, dont il veut détenir une participation majoritaire.

Jean-René Fourtou a réussi mardi son examen de passage devant les actionnaires qu'il rencontrait pour la première fois depuis qu'il a succédé en juillet 2002 à son prédécesseur très controversé Jean-Marie Messier. M. Fourtou, en strict complet bleu-marine, très détendu, a été applaudi par les quelque 2.000 actionnaires réunis au Palais du Congrès à Paris. Un an plus tôt, ces derniers avaient bruyamment chahuté M. Messier lors de leur précedente assemblée générale. L'ancien PDG du premier groupe chimique français, Rhône-Poulenc, converti en 1998 en groupe pharmaceutique sous le nom d'Aventis, avait été appelé d'urgence le 3 juillet 2002 au chevet de VU au bord de la cessation de paiement.

"Je n'étais absolument pas volontaire, car j'avais prévu d'autres plans pour moi après 40 ans de vie professionnelle. Je suis là comme un médecin à recueillir le malade, mais ce n'est pas moi qui conduisais", a-t-il rappelé sous les applaudissements de l'assistance à un actionnaire qui l'interpellait sur sa "légitimité". M. Fourtou a été confirmé dans ses fonctions d'administrateur par les actionnaires, qui ont voté toutes les résolutions qui leur ont été présentées par la direction, notamment celle concernant l'octroi d'options de souscription d'actions (stock options), rejetée un an plus tôt sous la présidence de M. Messier.

Peu auparavant M. Fourtou s'était assuré le soutien d'une salle au départ réticente en révélant que depuis son arrivée à la tête du groupe, il avait acheté de ses propres deniers environ 194.000 titres VU à 11,84 euros, une décision qu'il a présentée comme un "signe et un repère" pour les petits porteurs en plein désarroi. L'action VU a perdu plus de 60 % de sa valeur depuis la fin de 2002. M. Fourtou a été applaudi aussi lorsqu'il a annoncé que VU "n'a rien versé et ne versera rien" à M. Messier comme indemnité de départ, notamment les 20 millions de dollars prévus par son contrat américain.

Le groupe réclame en revanche le remboursement des salaires perçus en France de juillet à septembre 2002 à son ancien PDG et la restitution de trois mois de loyers du luxueux appartement mis à sa disposition par VU à New York jusqu'à fin décembre 2002, moyennant un loyer mensuel de 31.000 dollars. M. Messier a prolongé l'occupation de cet appartement jusqu'à fin mars 2003, a expliqué M. Fourtou. "Nous refusons de payer et nous demandons l'annulation des clauses de départ puisque (M. Messier) a démissionné", a-t-il ajouté. Le litige a été porté devant un tribunal arbitral américain qui doit rendre sa sentence à l'automne.

M. Fourtou a voulu rassurer sur l'avenir de VU, en réfutant les accusations de "syndic de faillite" proférées à son encontre par des analystes et des associations de défense d'actionnaires minoritaires. Il s'est défendu d'avoir organisé le "démantèlement" du groupe, en affirmant qu'il a plutôt cherché à "donner sa chance" à chaque activité.
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