Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Jeudi 15 Mai 2003 à 00:00

Chaîne française d'info internationale: consensus

Les députés de la majorité (UDF-UMP) et de l'opposition (PS), membres d'une mission de l'Assemblée sur la future chaîne française d'information internationale, ont préconisé à l'unanimité mercredi une vaste alliance public/privé autour de ce projet, dotée d'un budget de 80 à 100 millions d'euros.

Ces recommandations figurent dans le rapport d'étape de la mission "sur la création d'une chaîne française d'information à vocation internationale", qui devrait rendre son rapport définitif en septembre. Au cours de la campagne de l'élection présidentielle, le président Jacques Chirac avait fait de ce projet une "ardente obligation" pour la France. La guerre en Irak en a encore souligné l'absence d'une chaîne d'info en continu française face à l'américaine CNN, la britannique BBC-World ou la qatariote Al-Jazira.

Dans une interview au quotidien La Croix, le ministre de la Culture et de la Communication Jean-Jacques Aillagon a précisé que le gouvernement rendrait sa décision "avant l'été". Fin mars, Matignon avait lancé une consultation à laquelle l'audiovisuel public, avec un tandem France Télévisions/RFI, et les groupes privés TF1 et Canal+ ont répondu par leurs candidatures officielles. Le rapport de la mission relève pour sa part que "l'absence d'une vraie chaîne d'information française à laissé le champ libre aux chaînes anglo-saxonnes, aboutissant à ce que certains appellent déjà un +impérialisme culturel+ en matière d'information".

Les députés citent en exemple l'émergence d'Al-Jazira qui montre, selon eux, "que l'on peut rompre ce monopole". Ils ont déjà rebaptisé la future chaîne CFI-24 : CFI pour Canal France International, et 24, pour 24 heures sur 24. La chaîne, préconisent-ils, doit être dotée d'un budget "important" de 80 à 100 millions d'euros. "La demi-mesure n'aurait aucune chance de succès", font valoir les députés. Le budget reposerait aux 3/4 sur des subventions de l'Etat et pour 1/4 sur un "recours modéré" à la redevance audiovisuelle, un euro par contribuable.

Le président de la chaîne serait nommé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et quelque 200 personnes y travailleraient dont une centaine de journalistes. Les différents opérateurs de CFI-24 seraient réunis au sein d'un groupement d'intérêt public (GIP), dénommé CFI. Il associerait notamment France Télévisions, RFI, RFO, Arte France, La Chaîne parlementaire, l'AFP, TV5 et EuroNews ainsi que TF1 (LCI) et Canal+ (iTELE). Le rapport se montre particulièrement discret sur le calendrier de l'opération.

Mais le rapporteur (UMP) de la mission, Christian Kert, a précisé dans la foulée de son adoption que "si le gouvernement souhaite aller rapidement, c'est une échéance à la fin 2004 ou au début 2005 qui paraît raisonnable". Dans un premier temps, CFI-24 émettrait sur l'Europe, l'Afrique et le Moyen Orient, en trois langues (français, anglais et arabe). Puis, d'ici cinq à sept ans, sa diffusion serait étendue aux Amériques et à l'Asie ainsi qu'à d'autres langues (espagnol, portugais, chinois...).

Evoquant la ligne éditoriale de la chaîne, les députés jugent "difficilement concevable" qu'elle "soit systématiquement défavorable aux intérêts de notre pays" avant d'emprunter au ministre de la Communication Jean-Jacques Aillagon cette formule : "ni servile, ni hostile". La chaîne se voudrait ainsi "un regard de la France sur les affaires du monde", conclut le rapport.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de délégation de service public
Hôpital d'Instruction des Armées Legouest : Avis de concession relatif à la gestion des services de téléphonie, de location de télévision et, en option, d'accès à internet.
» Consulter l'avis d'attribution