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Mercredi 21 Mai 2003 à 00:00

Les prises de positions anti-porno de Dominique Baudis

Dominique Baudis, mis en cause par des prostituées dans l'affaire du tueur en série Patrice Alègre, s'était lancé à l'été 2002 dans une campagne anti-porno qui s'est heurtée depuis à de nombreuses résistances.

Pour le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), ses prises de position contre la pornographie à la télévision ne sont peut-être pas tout à fait étrangères à sa mise en cause. "Je ne suis cité que très récemment, depuis que je préside le Conseil supérieur de l'audiovisuel et, plus précisément, depuis que j'ai entrepris en juillet dernier une action pour protéger les enfants contre l'inflation des programmes pornographiques à la télévision", a-t-il observé dimanche soir. Dans un premier temps, l'ancien maire de Toulouse place la barre très haut.

Le CSA se prononce en juillet 2002 pour une interdiction pure et simple des films pornos à la télévision. L'instance de régulation de l'audiovisuel avance alors deux arguments: une directive européenne qui stipule que les chaînes ne doivent diffuser "aucun programme susceptible de nuire gravement aux mineurs" et un rapport selon lequel 11% des enfants de 4 à 12 ans des foyers abonnés à Canal + ont vu, ne serait-ce qu'une minute, un film X.

Mais le ministre de la Culture et de la Communication Jean-Jacques Aillagon vient gentiment moucher le président du CSA : si la pornographie est "une forme de violence particulièrement détestable", il ne faut pas "confondre le respect de la pudeur avec les pudibonderies d'un autre temps". Puis Bruxelles estime dans un courrier à Dominique Baudis que sa directive a été "correctement transposée" par la France. En décembre 2002, l'Assemblée nationale s'empare du sujet. Une proposition de loi de l'UMP veut soumettre à un double verrouillage la diffusion à la télévision des films "contenant des scènes de violence gratuite ou de pornographie".

Mais le débat s'enlise et le groupe UMP décide finalement de ne pas réinscrire son texte à l'ordre du jour. Entre-temps, fait-il valoir, les chaînes de télévision, notamment Canal+, ont accepté d'appliquer d'elles-mêmes le double cryptage. Depuis, l'idée de rechercher un moyen terme s'est imposée. Le CSA a adopté une doctrine sur le sujet le 25 mars et dans la foulée, il a conclu un projet de convention avec la chaîne homosexuelle Pink TV.

Autre signe d'apaisement: l'instance avait adressé fin avril une mise en demeure à la chaîne érotique du câble et du satellite XXL (AB Groupe) qui diffuse près de 700 films X par an contre 52 autorisés mais elle s'est dite prête à examiner une évolution de sa convention.
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