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Mardi 27 Mai 2003 à 00:00

Galileo passe à la phase industrielle

L'accord des pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) sur le système de navigation par satellite Galileo va permettre le démarrage industriel de cet énorme projet de 3,2 à 3,6 milliards d'euros, porteur de dizaines de milliers d'emplois.

"On va enfin pouvoir travailler. Nous espérons toujours pouvoir tenir le calendrier, même si on a pris un an de retard. L'industrie est prête à s'organiser très rapidement", s'est félicité mardi une source à la Commission européenne, co-gestionnaire du projet avec l'ESA. Rival potentiel du GPS américain, Galileo, sa trentaine de satellites, ses infrastructures au sol et sa structure commerciale innovante doivent en principe entrer en service en 2008.

Mais le projet a pris du retard du fait des querelles entre les Etats européens, qui ne parvenaient pas à s'entendre au sein de l'ESA sur leurs investissements respectifs dans le projet. Le déblocage intervenu lundi va finalement permettre de lancer dans les jours qui viennent l'entreprise publique ESA/UE, qui va piloter le démarrage de Galileo jusqu'à sa remise à un concessionnaire privé en 2006. Selon une source communautaire, l'appel d'offres pour désigner ce concessionnaire privé devrait être lancé très rapidement, "d'ici l'été ou au mois de septembre".

La Commission espère que trois ou quatre candidats sérieux se dégageront, sans doute des consortiums associant entreprises spatiales, groupes financiers et de télécommunications. Le processus de sélection devrait s'achever au bout d'un an, au plus tard en septembre 2004. Le consortium retenu devra apporter une part significative (les deux tiers, ont demandé les Quinze) des 2,1 milliards d'euros minimum qui restent à financer. La négociation avec le consortium permettra de définir précisément le modèle économique original de Galileo, qui proposera à la fois des services gratuits et des services payants.

L'entreprise est complexe, car "on est sur un marché naissant", a souligné une source proche du dossier. En gros, le consortium pourra espérer des rentrées financières sur la base des droits de propriétés intellectuelles des puces électroniques placées dans tous les récepteurs Galileo et sur la commercialisation des services cryptés payants offrant des performances accrues. Pendant les négociations avec les candidats concessionnaires, l'entreprise commune UE/ESA conduira en parallèle le développement technique du projet.

Elle compte lancer dans l'espace "trois ou quatre satellites" avant la remise au concessionnaire qui lancera le reste de la constellation. Un premier appel d'offres va être lancé dans l'urgence pour construire un premier satellite, pour un lancement à partir de la mi-2005. Galileo doit être absolument capable d'utiliser les fréquences qui lui ont été allouées par la Conférence mondiale des radiocommunications d'ici juin 2006. Dans le cas contraire, le système européen risque de perdre ces fréquences, au profit des suivants sur la liste d'attente: les Etats-Unis et la Chine.

L'Europe va aussi devoir trouver une solution avec les Etats-Unis pour faire cohabiter sur la même gamme de fréquences le signal de Galileo réservé aux applications gouvernementales (protection civile, sécurité nationale...) et un futur signal du GPS américain spécialement destiné aux applications militaires. "Nous leur avons fait des propositions, ils les ont refusées. A eux d'en faire de nouvelles", a-t-on expliqué à Bruxelles. La Commission européenne estime que le projet Galileo peut permettre de créer jusqu'à 140.00 emplois.
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