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Mercredi 28 Mai 2003 à 00:00

L'Europe spatiale vole au secours du programme Ariane

Une série d'engagements en faveur de la fusée Ariane, de l'arrivée du lanceur russe Soyouz à Kourou, des lanceurs futurs et de la participation à l'exploitation de la Station spatiale internationale (ISS) a été prise par les ministres chargés de l'espace des pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA), réunis à Paris.

"Il y a trois mois, j'étais très sceptique quant aux résultats de cette session, nous n'avions aucun point de vue commun", a déclaré Edelgard Bulmahn, ministre allemande de l'Education et de la Recherche, qui présidait ce conseil ministériel. "Mais depuis, nous avons réussi à élaborer une base, qui a permis de prendre des décisions importantes."

Ainsi, les ministres ont adopté une résolution portant sur la simplification du système industriel de production des fusées Ariane et la "restauration de la compétitivité" de la fusée Ariane-5 (marquée par son échec en décembre dernier) pour laquelle on prévoit une enveloppe totale, soumise à souscriptions jusqu'à la fin de l'année, de 228 millions d'euros, ainsi qu'un programme d'accès garanti à l'espace EGAS (European Guaranteed Access to Space), également lié à la fusée Ariane (960 millions d'euros).

En revanche, le programme préparatoire des lanceurs futurs FLPP (Future Launcher Preparatory Programme), portant sur l'élaboration du concept de fusées de nouvelle génération à réaliser vers 2020, n'a pas obtenu l'intégralité du montant réclamé (124 au lieu de 145 millions d'euros). D'autre part, les ministres ont donné le feu vert à l'utilisation, probablement à partir de 2007, du lanceur russe Soyouz depuis Kourou, ce qui nécessitera un investissement de 314 millions d'euros.

Ils ont également décidé de débloquer 124 millions d'euros pour une première étape de la participation de l'Europe à l'exploitation de la Station spatiale internationale (ISS), initialement programmés pour la période 2002-2004, et essentiellement liés au lancement du premier véhicule européen de transport automatique (Automated Transfer Vehicle/ATV) vers la Station, en principe en septembre 2004. Le déblocage des autres crédits (171,9 millions d'euros) pour le programme ISS doit être décidé avant fin 2003.

Le conseil ministériel a été précédé par le lancement, attendu depuis plusieurs mois, du programme de navigation par satellite Galileo, pris la veille au niveau des délégations qui avaient réussi la veille à débloquer le problème des contributions financières des différents pays membres de l'ESA à ce projet concurrent du système américain GPS (Global Positioning System). La réalisation de la première phase du programme, qui prévoit la réalisation de quatre satellites (sur trente satellites au total), demande une enveloppe de 547 millions d'euros.

La situation a pu être résolue grâce à l'acceptation de l'Espagne et de la Belgique d'augmenter leurs contributions. Galileo, qui devrait débuter sa phase expérimentale en juin 2006, est par ailleurs le premier programme à réaliser dans le cadre de la coopération de l'ESA avec l'Union européenne. Des négociations sur une coopération plus étroite doivent être entamées très prochainement.
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