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Vendredi 13 Juin 2003 à 00:00

Guy Lux, le père des jeux télévisés

Guy Lux, décédé vendredi à son domicile de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) à l'âge de 83 ans, était l'une des figures les plus populaires du petit écran depuis une quarantaine d'années.

Plusieurs fois mis "au placard", le créateur d'"Intervilles" était le plus célèbre des producteurs et animateurs de jeux télévisés en France, avec plus de 40 émissions de radio et de télévision à son actif. Né le 21 juin 1919 à Paris, Guy Lux - de son vrai nom Maurice Guy - a commencé sa carrière comme parolier. "Je voulais écrire des chansons pour Trenet ou Tino Rossi. Malheureusement après la guerre, j'ai fait tous les petits métiers sans pour autant placer mes textes", expliquera-t-il plus tard.

C'est la télévision - il entre à l'ORTF à la fin des années 50 - qui le fera connaître. Doué d'une imagination débordante, Guy Lux connaît une ascension foudroyante : avec l'apparition de la couleur, ses productions envahissent la deuxième chaîne. Il invente "Intervilles" en 1962. Le succès est immédiat. L'émission fera des petits : "Jeux sans frontière", "Interneiges" et "Monsieur tout le monde".

En 1966, Guy Lux retourne à ses premières amours: la chanson. C'est le "Palmarès de la chanson", à mi-chemin entre le Top-50 et le radio-crochet. Le "Schmilblic" fait date dans l'histoire des variétés télévisées. Sa parodie, dans le fameux sketch de Coluche, reste dans toutes les mémoires. Guy Lux n'aura de cesse de recycler ses "concepts" d'émission : en 1985, il reprend "Intervilles", quasiment inchangé après quinze ans d'interruption, et obtient le même succès.

"Une bonne idée est une idée qui plaît au public que l'on s'est fixé pour cible", commentait Guy Lux, ajoutant : "Je me suis toujours identifié à Monsieur Tout-le-Monde. C'est le secret de ma longévité." Il avouait pourtant avoir beaucoup souffert du reproche de vulgarité qui lui était souvent fait. "Plus mes émissions ont du succès, plus elles sont traitées de débiles par les critiques", regrettait-il.

Plus récemment, il se défendait encore : "Quand je vois ce que l'on accepte aujourd'hui à la télévision, j'ai plutôt l'impression d'avoir été un esthète". Après plusieurs éclipses au début des années 80, il anime et produit aux côtés de ses complices de toujours, Simone Garnier et Léon Zitrone, l'émission de jeu qui devait battre des records d'audience sur TF1 : "Intercontinents" (1986).

L'animateur avait fait ses adieux au petit écran en 1993 dans le "Palmarès des chansons", mais continuait à concevoir et à produire des émissions telles que "La classe" par l'intermédiaire de sa maison de production "People production", créée au début des années 80. Se définissant lui-même comme "un artiste, un peu saltimbanque, un peu équilibriste", Guy Lux, qui reconnaissait être aussi "un flambeur", avait attrapé le virus du jeu en 1938, à l'hippodrome de Vincennes, en misant sur un tocard qui lui rapporta 90 fois sa mise.

Cette passion le mènera fréquemment devant les tribunaux. En 1993, il est condamné pour publicité mensongère et escroquerie pour avoir vanté les mérites prétendus des "chiffres millionnaires" qui devaient permettre de "gagner des sommes importantes au Loto et aux courses selon des critères personnalisés basés sur la numérologie". Il est de nouveau condamné en juin 1996 pour complicité de faux en écritures de commerce et recel d'abus de biens sociaux : il était accusé d'avoir joué avec des sommes qu'un des ses amis avait détournées lors de la banqueroute de sa société.

Deux mois plus tard, il est condamné pour une fraude fiscale de plusieurs millions de francs. Guy Lux avait déjà eu un malaise cardiaque en décembre 1991. Il avait deux enfants, Christiane, disparue dans un accident de voiture en 1964, et Michel, et trois petits-enfants.
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