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Vendredi 27 Juin 2003 à 00:00

La télé à la carte ?

Une télévision à la carte où chacun choisirait ses émissions, ses horaires et s'affranchirait des traditionnelles grilles de programmes, susceptible de menacer les grandes chaînes et les annonceurs, ne semble pas imminente et ne devrait pas tuer la télé classique, selon des spécialistes du secteur.

Les progrès de la technologie, avec des décodeurs-enregistreurs numériques qui permettent de conserver des dizaines d'heures de programmes, de les arrêter et les reprendre au moment voulu, ou encore les offres de vidéo à la demande reposent les questions de la programmation des chaînes et de l'intérêt de la multidiffusion, a expliqué Muriel Arnould, directrice de Carat TVMI, lors des 2èmes assises des chaînes thématiques, organisées mardi par l'Association des chaînes du câble et du satellite (ACCES).

Actuellement, les décodeurs-enregistreurs coûtent cher et sont donc limités à une clientèle haut de gamme. "J'ai encore du travail", a résumé Emmanuelle Guilbart, directrice des programmes de CanalSatellite. Car le Pilotime, le décodeur-enregistreur de CanalSatellite, concerne "30.000 foyers sur 2 millions d'abonnés". Aux Etat-Unis, la chaîne à péage HBO propose un abonnement de 3 à 7 euros par mois pour regarder ses séries ("Sex and the City", "The Sopranos"...), a précisé Muriel Arnould.

En 2002, plus de 50% des nouveaux abonnés y souscrivaient. Cela dit, ce service bénéficie de la marque HBO, dont les séries de qualité sont saluées par le public et la critique. Selon des enquêtes sur l'utilisation des décodeurs-enregistreurs aux Etats-Unis en 2002 citées par Gilles Fontaine, directeur du département médias de la société de conseil Idate, 22% des utilisateurs ne regardent plus jamais la télévision en direct.

Pour certaines séries de première partie de soirée comme "Friends" ou "Urgences", 80% de la vision est décalée par rapport à la diffusion, et 20% des utilisateurs ne regardent jamais la pub. "marchés de niche" "Ces enquêtes convainquent qu'il y a une demande" pour ce type de services, a-t-il estimé. Mais les nouveaux modes de consommation de la télévision ne sont "pas une alternative au mode de consommation dominant".

Il s'agit plutôt d'aller chercher des "marchés de niche complémentaires pour augmenter la recette par abonné". Pour la vidéo à la demande, les téléspectateurs restent attachés à une chaîne principale, reçoivent des programmes déjà diffusés et dans un temps limité, a-t-il précisé. Le système suppose de payer un peu plus les ayant-droit. Les abonnés aux chaînes thématiques ne boudent pas nécessairement les chaînes hertziennes, a souligné Emmanuel Charonnat, directeur de Carat TV.

En France, la plus forte audience sur le câble et le satellite à 19h00 reste "Le bigdil" sur TF1. Face aux nouvelles technologies, les acteurs actuels devront toutefois s'adapter, selon plusieurs intervenants. A la télévision, le cinéma numérique avec son stéréo "était ce qu'il y avait de mieux il y a trois ans.

Maintenant, il faut autre chose" pour un public en attente d'une qualité analogue à celle d'un home cinema, a estimé Patrick Leleu, pdg de Noos. Dans un match de basket sur une télé haute définition, on voit "les gouttelettes de sueur, c'est tout juste si vous ne voyez pas un halo autour du joueur", s'est-il enthousiasmé.
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