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Vendredi 27 Juin 2003 à 00:00

Le documentaire a le vent en poupe

Dopés par des succès publics comme l'"Odyssée de l'espèce" ou "Bowling for Columbine", les documentaires ont le vent en poupe avec de plus en plus de diffusions TV en prime time, un accroissement des exploitations en salle et des records de ventes de DVD.

"Ces succès sont importants car ils servent de locomotives et sont des indicateurs d'une évolution positive du marché", explique Yves Jeanneau, commissaire du "Sunny Side of the doc", marché international du documentaire qui tient jusqu'à samedi sa 14ème édition à Marseille. Autre signe tangible, l'affluence record pour cette manifestation à laquelle participent cette année plus de 150 acheteurs et près de 400 compagnies spécialisées d'une quarantaine de pays.

"Le public a de plus en plus besoin de repères, c'est la fameuse quête du sens, à laquelle peuvent répondre des documentaires comme +L'Odyssée de l'espèce+ qui a réuni 9 millions de téléspectateurs sur France 3. Il est également en attente d'une vision positive de la vie d'où le succès en salle +D'être et avoir+", ajoute le fondateur du "Sunny side", aujourd'hui à la tête des documentaires de France 2.

"Le documentaire a passé sa crise d'adolescence. Il redécouvre l'idée de base du succès : une bonne histoire", dit-il, expliquant que "des films intelligents" peuvent aujourd'hui avoir leur place en début de soirée sur les chaînes publiques. Objectif de France Télévisions : 5 films/an en prime-time sur France 2 et 12/an sur France 3. Le groupe public a pour cela augmenté d'1,7% ses investissements pour les documentaires passant de 63,7 M EUR en 2001 à 64,8 M EUR en 2002.

"Tous les documentaires ne disposeront pas des 3,8 M EUR alloués à +L'Odyssée de l'espèce+ mais l'on sait que ce type de budget est possible pour un documentaire, cela n'est pas une aberration, cela se finance", indique M. Jeanneau plaidant pour un développement des co-productions. Autre débouché du documentaire, le cinéma, où l'Oscar de "Bowling for Columbine" ou le succès "D'être et avoir", bientôt distribué en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, ont ouvert de nouvelles perspectives aux réalisateurs.

En trois ans, 90 films documentaires sont sortis en salles, dont 26 en 2002, indique Pierre-Olivier Bardet, producteur, qui a réalisé une étude en liaison avec le Centre national du Cinéma (CNC) et les distributeurs. "En 2002, les documentaires ont réalisé une moyenne de 189.000 entrées contre 400.000 pour les fictions, des chiffres loin d'être ridicules", dit-il, même si seulement 50% des productions ont couvert leurs frais d'exploitation.

Mais le numérique pourrait venir en aide à la diffusion de documentaires en diminuant les coûts. "Il faut compter 40.000 euros pour gonfler un documentaire en 35 mm et 2.000 euros par copie, contre seulement 5.000 euros en numérique", explique M. Bardet. Les Néerlandais ont créé pour cela un réseau de 11 salles équipées de lecteurs DVD et de vidéo-projecteurs.

A Paris, le producteur-distributeur Marin Karmitz serait prêt à équiper lui aussi ses salles, indique M. Jeanneau, selon lequel le genre est "celui qui a le plus profité de l'explosion du DVD".
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