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Samedi 23 Août 2003 à 00:00

Ces milliardaires qui s'offrent des clubs de football

Le Russe Roman Abramovitch, repreneur du club de football de Chelsea (1re div. anglaise) n'est pas le seul milliardaire en Angleterre à avoir cassé sa tirelire pour s'offrir à la fois un club et une vitrine, comme le prouve les exemples de Mohamed Al Fayed (Fulham), Danny Fiszman (Arsenal) ou encore Milan Mandaric (Portsmouth).

Encore au bord de la faillite la saison passée, Chelsea est subitement devenu l'un des plus gros acheteurs du marché européen. Son nouveau bienfaiteur, qui a repris le club en juin pour 204 millions d'euros, a déjà rajouté 100 millions d'euros afin d'attirer une dizaine de joueurs, dont le Roumain Adrian Mutu (Parme/1re div. italienne) et l'Argentin de Manchester United Juan Sebastian Veron.

A 37 ans, Abramovitch a fait fortune dans le pétrole à l'époque sulfureuse des "oligarques" proches du Kremlin, avant de devenir sous Vladimir Poutine gouverneur de la province de Chukotka, une région du Grand nord. Orphelin à 4 ans, il est aujourd'hui le principal actionnaire du géant pétrolier russe Sibneft, ce qui fait de lui le deuxième Russe le plus riche avec une fortune estimée à 5,7 milliards de dollars, selon le magazine américain Forbes, soit la 49e fortune mondiale.

Accueilli avec suspicion par le petit monde du football, Abramovitch a vite fourni des garanties. Lui qui possède une propriété dans le West Sussex (sud) et un appartement somptueux à Knightsbridge (Londres) "adore l'Angleterre" et est prêt à "laisser le temps à son équipe". Mais surtout, sa petite "folie" à 300 M EUR, lui apporte ce que d'autres patrons de club ont recherché avant lui: une vitrine et une respectabilité.

Il a été brièvement incarcéré en 1992, la justice russe le soupçonnant d'un détournement de 4 millions de roubles (115.000 euros) de carburant. En reprenant Fulham en 1997 et en lui faisant grimper tous les échelons, de la 4e à la 1re division, l'Egyptien Mohamed Al Fayed s'est également fait plaisir, mais a surtout voulu encore confirmer son attachement à l'Angleterre, lui qui avait racheté l'emblématique magasin Harrods en 1985.

Après avoir englouti plus de 150 millions d'euros, selon The Evening Standard, Al Fayed, qui n'a jamais pu obtenir la nationalité britannique, est revenu à plus de modération, et surtout réside désormais en Suisse, où il paie moins d'impôts. Au nord de Londres, Danny Fiszman est le discret directeur du vice-champion d'Angleterre, Arsenal. Après avoir fait fortune dans les diamants, il a racheté en 2000 à David Dein, toujours actionnaire et actuel vice-président du club, 8% du club pour 11 millions d'euros, et en possède désormais 33%.

Fiszman, qui aurait investi 35 M EUR, espère retomber sur ses pieds quand le club disposera de son nouveau stade de 60.000 places, et pourra enfin rivaliser avec Manchester United. Après Nice (1re div. française), racheté puis vite revendu en 1998, c'est sur Portsmouth (sud) que l'homme d'affaires américain d'origine croate Milan Mandaric, a mis la main. Mandaric, qui explique avoir fait fortune dans l'électronique aux Etats-Unis, aurait investi plus de 30 M EUR depuis 1999, conduisant cette saison le club à la 1re division.

Sans Joe Lewis (restauration, fortune estimée à 2,8 mds EUR) et Alan Sugar (informatique), Tottenham n'aurait sans doute pas pu survivre, tout comme Charlton, présidé par Richard Murray (télévision, producteur en Angleterre de "Qui veut gagner des millions?"), qui y a injecté 8 M EUR.

Loin des sommets, les clubs de division inférieure, reposent tout autant sur quelques richissimes investisseurs, à la fois passionnés et supporteurs, tels Simon Jordan (ex-propriétaire de magasins de téléphonie) à Crystal Palace (D2) ou encore le Chypriote Theo Paphitis (papeterie, lingerie) à Millwall (D2).
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