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Jeudi 28 Août 2003 à 00:00

TF1 invente la télé-réalité politique

TF1, un temps farouchement opposée à la télé-réalité, voit désormais dans une nouvelle émission de "politique-réalité" le moyen de rapprocher les Français de leurs hommes et femmes politiques.

"Pendant 36 ou 48 heures, un responsable politique sera immergé dans une famille française", a annoncé le vice-président de la chaîne Etienne Mougeotte, mercredi soir devant le public médusé de la soirée de rentrée de la Une. La chaîne avait proposé Star Academy, Fear factor et autres Koh Lanta. Elle s'apprête maintenant à lancer une émission de "politique-réalité", baptisée provisoirement "36 heures" et conduite par la journaliste Ruth Elkrief.

TF1, a confié à l'AFP son directeur de l'information Robert Namias, travaille du reste sur "autre projet d'émission tout aussi innovante" pour les campagnes des élections régionales, cantonales et européennes de 2004. En attendant, la première de "36 heures" devrait être à l'antenne aux alentours du 15 octobre, vers 23h00, et le tournage, avec Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, intervenir dans la deuxième quinzaine de septembre.

"Le milieu n'a pas encore été définitivement choisi mais il s'agira probablement d'enseignants", a précisé Robert Namias. Si TF1, privée d'émission politique, était en quête d'idées, la paternité de "36 heures" revient à Stéphane Meunier (société de production 2P2L), auteur de deux émissions remarquées: "Les yeux dans les Bleus" et "Comme un coup de tonnerre", film sur les coulisses de la campagne présidentielle de Lionel Jospin. "La règle du jeu est une vie complètement intégrée à la vie ordinaire de la famille qui l'accueille avec une seule parenthèse, la nuit où on peut envisager qu'il soit à l'hôtel", spécifie Robert Namias.

"36 heures" aura son confessional: "dans un montage moderne et novateur, les participants s'exprimeront face à la caméra et diront comment ils ont vécu telle ou telle situation". Pierre Bédier, secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la Justice, a essuyé les plâtres avec un "pilote" de l'émission qui ne sera pas diffusé. L'homme politique avait partagé 36 heures du quotidien d'une sage-femme d'Argenteuil (Val d'Oise).

"A un (...) moment, plusieurs personnes ont regardé le journal télévisé qui annonçait le résultat du référendum en Corse. J'ai vu que les gens ne comprenaient rien et je me suis dit que pour les politiques, c'était une belle leçon de modestie", s'est-il souvenu. Selon Robert Namias, les protagonistes de ce numéro zéro sont "partis d'un dialogue assez convenu pour passer à une véritable attitude de dialogue, bien souvent assez dur".

La sage-femme, explique-t-il, "n'a pas hésité à dire à Pierre Bédier qu'il ne comprenait rien à la vie réelle et qu'une fois reparti, il oublierait tout". Mais le directeur de l'information en est persuadé au contraire que "Bédier n'oubliera rien du tout". Devant le vaste débat qui s'annonce autour de cette "politique-réalité", Robert Namias prend les devants: "une grande chaîne de télévision comme TF1 a un devoir d'innovation et de création, c'est une vraie fonction citoyenne pour que les Français reviennent en nombre vers les émissions politiques".

Verra-t-on Le Pen dans une famille immigrée ou Besancenot chez des grands bourgeois? "On n'en est pas encore là, nous avons invité Jean-François Copé et nous inviterons immédiatement après un représentant de la gauche", répond-il prudemment.
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