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Mardi 2 Septembre 2003 à 00:00

La télé-réalité politique vacille

La télé-réalité politique, présentée par TF1 comme un moyen de réconcilier les Français avec leurs hommes et femmes politiques, a subi un sérieux revers avec les fortes réserves exprimées par Matignon sur l'opportunité d'y voir participer des ministres en exercice.

TF1 a fait mercredi de la création de "36 heures", avatar inédit de la "real-TV", l'annonce choc de sa grille de rentrée. Le principe de l'émission: immerger un responsable politique pendant 36 heures dans une famille dont il partagerait la vie quotidienne et professionnelle. De cette rencontre sous le signe de la "politique-réalité" doit naître une heure d'émission. La première diffusion est envisagée par TF1 aux alentours du 15 octobre avec en vedette le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, sans doute plongé dans le monde enseignant.

Las, l'intéressé a confirmé lundi sur RTL les réserves du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Celui-ci, a-t-il déclaré, "a fixé depuis le début une ligne de conduite à ses ministres : il nous a dit très clairement que nous avions vocation à nous exprimer dans les émissions politiques dans un cadre qui devait être compatible avec l'exercice et la dignité de nos fonctions, aussi bien sur la forme que sur le fond". Et d'en tirer des conséquences personnelles, annonçant qu'il rencontrerait les responsables de l'émission cette semaine avant de décider ou non d'y participer.

"Il n'y a pas de désaccord de principe du Premier ministre", a toutefois assuré Jean-François Copé. Du côté de TF1 comme de celui du producteur de l'émission, on veut croire que rien n'a changé et que d'éventuels malentendus seront dissipés lors d'un rendez-vous avec le ministre. L'émission, a assuré un porte-parole de la chaîne privée, "s'inscrira dans un cadre qui respectera la fonction de ceux qui y participent".

Hypothèque Quant au producteur et auteur du concept de "36 heures" Stéphane Meunier, qui "aimerait travailler dans la sérénité", il donne "rendez-vous à tout le monde le jour où la première émission sera prête". Une hypothèque pèse pourtant bel et bien sur ce programme. "Si Copé dit non, l'émission sera abandonnée", a prévenu le vice-président de TF1 Etienne Mougeotte dans un entretien à Libération.

Quant au service public, il reste prudemment en retrait. Non, il n'y aura pas de télé-réalité politique sur les antennes de France 2, France 3 et France 5, a déclaré à l'AFP Marc Tessier, le président de France Télévisions. S'agissant de "36 heures", Marc Tessier "attend de voir l'émission pour la commenter" et se refuse "à participer à un débat idéologique".

Le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) Dominique Baudis se refuse lui-aussi à tout commentaire sur le fond. "On peut poser des bornes mais on ne peut pas censurer des émissions", fait-il valoir dans Le Monde daté de mardi, soulignant que le CSA veillerait "à ce que cette nouvelle émission respecte les équilibres et le pluralisme".
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