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Samedi 20 Septembre 2003 à 00:00

"L'affaire Dominici" de TF1

"L'affaire Dominici" (2x90 minutes), réalisée par Pierre Boutron pour TF1 avec Michel Serrault dans le rôle de Gaston Dominici, apparaît comme une pièce dans le combat en révision engagé par la famille Dominici pour réhabiliter la mémoire du patriarche de la "Grand Terre".

Michel Serrault, époustouflant en paysan madré condamné pour le triple meurtre des Drummond en 1952, joue un "Dominici non coupable". "Tant que personne ne me prouvera qu'il est coupable, il est innocent", a-t-il affirmé lors d'une présentation à la presse. "On peut être bourru sans être un assassin. Dominici, c'est peut-être la première fois dans ma vie d'acteur où j'ai voulu défendre un personnage", a déclaré l'acteur. C'est Michel Blanc qui lui donne la réplique en commissaire Sébeille, inquiétant et manipulateur, homme de la ville acharné à prouver la culpabilité du paysan inculte.

Pour le petit-fils de Gaston Dominici, Alain Dominici, Serrault a rendu son "honneur" à son grand-père. Professeur d'éducation physique, il habite toujours la région de Lurs (Alpes-de-Haute-Provence), où s'est noué le drame. Il a révélé avoir reçu "une lettre très encourageante du président de la République qui transmet le dossier au Garde des Sceaux". Trois demandes en révision du procès ont été faites par la famille.

La dernière, en 1997, a été rejetée sur la forme, a précisé William Reymond, auteur de "Dominici, non coupable - Les assassins retrouvés" (Flammarion) sur lequel est basé le film de Pierre Boutron, co-scénariste avec Odile Barski. Il défend la thèse de "l'erreur judiciaire", explicable par "la raison d'Etat dans un contexte de guerre froide et de secret scientifique". Les scénaristes affirment n'avoir "rien inventé" mais ont néanmoins introduit un personnage fictif de journaliste, Lukas Fabre, interprété par Thomas Jouannet. Il mène en parallèle une contre-enquête, reprenant le point de vue de William Reymond.

Gaston Dominici, d'origine italienne, parlait patois. Dans le film, il s'exprime en français et sans accent. Mais l'incommunicabilité avec ses accusateurs est réelle. Tour à tour goguenard ou vindicatif, prolixe ou mutique, ébahi ou effondré, Serrault campe un Gaston Dominici qui fera date, après l'interprétation de Gabin. "J'ai avoué pour sauver ma famille, je suis innocent", clame-t-il quand on l'emmène en prison. L'acteur avoue que le face à face avec le personnage de Clovis (Vincent Martin), un des fils Dominici, qui l'accuse au procès à Digne est "une des rares fois" où il a pleuré en jouant la comédie.

Enquête bâclée, acharnement du commissaire Sébeille relayé par la pression médiatique qui transforme le fait divers tragique en "affaire du siècle", famille qui se déchire...Gaston Dominici est condamné à mort à 77 ans, le président René Coty commue sa peine en détention à perpétuité et il sera grâcié par De Gaulle en 1960. Cette fiction sera rediffusée sur la chaîne thématique Odyssée avec un documentaire et sans doute un débat sur LCI (câble et satellite), a indiqué Etienne Mougeotte, vice-président de TF1. "L'affaire Dominici" est présentée hors compétition au festival de Saint-Tropez.
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Vos réactions

Mireye | Mardi 30 Novembre 2010 à 17:19
excellent film : michel serrault est formidable dans le rôle de gaston dominici, il nous émeut et nous fait réaliser ce, qui j'ai toujours pensé ,était une erreur judiciaire suite à une enquête très mal conduite : cette histoire est dramatique !!! tous les acteurs ont contribué à l'excellence de ce film
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