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Samedi 4 Octobre 2003 à 00:00

Les communications satellitaires pour mieux gérer le trafic aérien

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a étudié pendant dix jours les moyens d'améliorer la gestion du contrôle aérien, à l'heure où le satellite peut offrir une précision redoutable pour orchestrer un trafic de plus en plus dense.

Réunie à Montréal, cette émanation de l'ONU, qui compte 188 Etats-membres, n'avait pas convoqué de conférence pour examiner en profondeur les questions de gestion de la navigation aérienne depuis 1991. Entre-temps, le trafic n'a cessé de croître, progressant en moyenne de 4,5% par année jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001, ce qui n'a fait que compliquer le contrôle aérien dans certaines régions particulièrement engorgées comme l'Europe ou les Etats-Unis.

"Dans un contexte où les compagnies aériennes sont toutes malades, il y a une très forte pression pour nous dire +faites quelque chose+ pour améliorer le service, par exemple, pour éviter les retards", souligne Daniel Galibert, président de la commission de la navigation aérienne. De plus, rappelle-t-il, "deux accidents troublants en Europe", la collision au sol entre un avion de la compagnie scandinave SAS et un avion privé à Milan en octobre 2001, et celle en plein ciel d'un Tupolev et d'un avion de fret au-dessus du Lac de Constance en juillet 2002 "ont créé un électrochoc".

Or, aujourd'hui, avec le développement des communications par satellite et des systèmes de transmission de données, des technologies existent pour réduire au minimum les risques d'erreur d'aiguillage, et plus largement accroître la sécurité et la régularité des vols. La conférence qui s'est achevée à Montréal a consacré un tournant dans l'histoire du trafic aérien: le passage d'un système de communications terrestres à un autre où le guidage des vols se fera entièrement par satellite, du décollage à l'atterrissage.

Le grand avantage des satellites est de fournir un système d'une grande précision à un faible coût, fait valoir M. Galibert. En service depuis une dizaine d'années et plus connu sous l'acronyme de GPS, le GNSS (Global navigation satellite system) américain est le système pour l'heure dominant, tandis que les Russes rafraîchissent leur GLONASS, et que l'Europe s'apprête à lancer Galileo en 2008, qui, contrairement aux deux autres, est un programme entièrement civil et non pas d'origine militaire.

L'existence de ces trois systèmes de radionavigation par satellites, compatibles entre eux, permettra de limiter les risques de brouillage des données, le principal point faible du GNSS, les pilotes ou contrôleurs pouvant en tout temps basculer d'un système à un autre. Parmi les autres technologies désormais accessibles à la surveillance aérienne, figurent les systèmes de transmission de données. Pilotes et contrôleurs pourront échanger des informations essentielles et visualiser sur un écran tous les appareils dans le champ sélectionné.

La conférence a adopté provisoirement le radar secondaire mode S, en attendant de choisir entre deux autres systèmes, l'un suédois, le VDL mode 4, et l'autre américain, l'UAT. Le président de l'OACI, Assad Kotaite, s'est félicité du succès de cette conférence, qui "a accompli son principal objectif d'établir la direction future du dévelopement d'un système de navigation aérienne harmonisé à l'échelle mondiale et continu".

Mais si la réunion a pu aboutir facilement, c'est qu'elle portait uniquement sur le chapitre purement technique. Il restera aux Etats-membres de l'OACI à aborder les sujets qui fâchent, les problèmes des coûts et financement liés à la mise en place de ces nouvelles technologies.
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