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Lundi 13 Octobre 2003 à 00:00

Galileo débute la quête de son futur concessionnaire

Le programme européen de navigation par satellite Galileo va débuter cette semaine la quête de son futur concessionnaire, un consortium privé capable de mettre 1,5 milliard d'euros sur la table pour devenir l'exploitant du système.

L'appel d'offres doit être finalisé dans les jours qui viennent par la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA), les deux parents de Galileo, puis publié au Journal Officiel de l'Union européenne. En théorie, le futur lauréat se rémunérera de son investissement grâce à une contribution du budget européen, aux droits de propriété intellectuelle liés aux puces électronique Galileo, mais aussi grâce aux services payants qu'il sera capable de proposer, en plus du service de base gratuit.

Les candidats opérateurs - probablement des consortiums industriels et financiers, alliant industriels, opérateurs de satellites, groupes de télécommunications, banques ... - auront jusqu'au 5 décembre pour déposer un premier projet, qui servira de base à une pré-sélection. Les candidats retenus entreront alors début 2004 dans la négociation finale avec l'entreprise publique européenne qui conduit le projet, pour que le lauréat puisse être choisi avant l'été 2004, selon le voeu de la commissaire européenne chargée des Transports, Loyola de Palacio.

La somme de 1,5 milliard d'euros correspond à peu près à la moitié du coût total de Galileo (3,2 milliards d'euros), le reste étant financé par le budget de l'Union européenne et par l'Agence spatiale européenne. Mais le candidat ne sera pas jugé uniquement sur sa surface financière. "Nous mettrons aussi un fort accent sur la capacité d'imagination" du candidat quant aux services qu'il proposera, indique une source communautaire.

Car la viabilité du système - opérationnel à partir de 2008 - ne sera assurée que si le concessionnaire parvient à trouver des recettes commerciales suffisantes, grâce aux services payants. "On voit plein de gens qui pourront se servir de Galileo, mais comment peut-on les faire payer? C'est le grand problème", résumait récemment une source industrielle. La question est inédite, car l'autre grand système de navigation par satellite (l'américain GPS) est une initiative d'origine militaire, entièrement financée par des fonds publics.

Les promoteurs de Galileo ont été contraints de proposer un financement mixte public/privé, pour emporter l'accord de pays peu convaincus à l'origine de l'utilité du projet, comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas. Avec cet appel d'offres, Galileo allonge la foulée et commence véritablement à sortir des limbes, après des années de bisbilles entre les Quinze. Deux premiers satellites expérimentaux, précurseurs d'une constellation qui en comptera une trentaine, ont d'ores et déjà été commandés en vue d'un lancement fin 2005, début 2006.

La guerre d'usure avec les Américains, adversaires acharnés d'un projet concurrent de leur GPS, semble toucher à sa fin, indique-t-on également de source européenne. Européens et Américains n'ont plus qu'à régler le problème de la proximité des fréquences entre le signal crypté gouvernemental de Galileo et le futur signal militaire américain, pour lequel des "solutions techniques existent", affirme la Commission. Les Chinois viennent de signer un accord de participation au projet, et devraient investir 200 millions d'euros dans l'entreprise pilote du projet, aux côtés de la Commission européenne et de l'ESA.

Des négociations ont lieu avec l'Inde et avec Israël. Moscou hésite à rentrer dans le programme Galileo (la Russie dispose déjà d'un système militaire de navigation par satellite, Glonass), et la Commission fait aussi au état de contacts favorables en Amérique du sud et au Maghreb.
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