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Mercredi 15 Octobre 2003 à 00:00

La Chine a envoyé un homme dans l'espace

La Chine a réussi mercredi à envoyer un homme dans l'espace, devenant le troisième pays à réaliser un vol habité dans l'histoire de la conquête spatiale.

Le lancement du vaisseau Shenzhou V (vaisseau divin) par une fusée Longue Marche 2F a eu lieu mercredi 15 octobre à 09H00 (01H00 GMT) depuis un pas de tir situé en Mongolie Intérieure, dans le désert de Gobi, à plus de mille kilomètres à l'ouest de Pékin. "Nous avons aperçu la fusée et vu une longue traîne de fumée blanche dans un ciel totalement bleu. La fumée était encore visible cinq minutes après", a témoigné un journaliste de l'AFP qui se trouvait à 60 kilomètres de la zone de lancement.

Un seul taikonaute (nom des spationautes chinois), le lieutenant colonel Yang Liwei, 38 ans, a pris place dans le vaisseau qui devrait tourner 14 fois autour de la terre, soit environ 21 heures, avant un retour prévu dans une plaine de Mongolie Intérieure. Shenzhou V a été mis en orbite dix minutes après le lancement qu'un responsable du vol a alors qualifié de "réussi".

La Chine est ainsi devenue le troisième pays à réaliser un vol spatial habité après l'ancienne Union Soviétique et les Etats-Unis qui avaient chacun envoyé un homme dans l'espcace en 1961. Trente minutes après le début de son voyage dans l'espace, Yang Liwei, qui avait pénétré dans la capsule à 0H615 (22H15 GMT mardi) se portait bien. "Je me sens bien, ma condition physique est normale", a déclaré l'officier de l'Armée populaire de libération (APL) au médecin de la base spatiale, a rapporté Chine Nouvelle.

Le président Hu Jintao et plusieurs autres hauts dirigeants ont assisté à ce moment historique depuis le Centre spatial de Jiuquan, la "Cité de l'Espace Vent d'Est" (Dongfeng Hangtian Cheng). A lire les médias officiels, il semble que l'ancien président et actuel chef de l'armée, Jiang Zemin, n'était pas présent aux côtés de son successeur. M. Hu a estimé que la réussite de ce vol constituait un moment de "gloire pour la patrie".

Aucun diplomate étranger n'avait été invité au lancement, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères. Si ce vol est d'abord considéré par les experts comme une affaire de prestige et un acte de souveraineté, il n'en comporte pas moins un intérêt scientifique, onze ans après le début du programme Shenzhou. Il pourrait constituer une étape vers une station spatiale, avec d'importantes retombées civiles et militaires.

Pour les analystes américains, il s'agit aussi d'un pas de plus dans la stratégie globale de la Chine pour acquérir des moyens militaires dans l'espace, seule façon de faire jeu égal avec les Etats-Unis en Asie. La sécurité, l'aspect militaire du programme, les incertitudes météorologiques et la culture du secret du régime chinois ont en tout cas laissé peu de place à la transparence avant le lancement.

Tout en faisant retentir les tambours nationalistes, les médias nationaux ont été sommés d'être discrets, la Chine se refusant à envisager un échec qui constituerait non seulement un revers scientifique mais surtout une "perte de face" pour un pays qui raffole de symboles et rêve de puissance. La télévision nationale a ainsi été privée de direct, se contentant de diffuser des images trente minutes après le décollage de la fusée.

Dès 04H00 (20H00 GMT mardi), sous un ciel noir étoilé, des dizaines de véhicules, dont plusieurs autocars de touristes chinois, avaient quitté la ville de Jiuquan, située à 200 kilomètres au sud du Centre spatial, pour être les témoins privilégiés de cet exploit.
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