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Mardi 21 Octobre 2003 à 00:00

Les intermittents perturbateurs de la "Star Academy" mis en examen

Les quatre intermittents interpellés, puis placés en garde à vue ce week-end, après leur intrusion en direct sur le plateau de l'émission de TF1 "Star Academy" à la Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été mis en examen lundi soir et laissés en liberté.

Agés de 35 à 54 ans, les quatre hommes, deux comédiens, un cinéaste et un réalisateur, ont été mis en examen par un juge de Bobigny pour "entrave à la liberté du travail et à l'expression" et certains également pour "violences en réunion", "dégradations en réunion" ou "menaces de mort", a précisé une source judiciaire. Ils ont été laissés libres mais placés sous contrôle judiciaire, a ajouté la même source.

Ils avaient été déférés au parquet de Bobigny, qui avait ouvert dans l'après-midi une information judiciaire pour "dégradations volontaires" et "violences volontaires" et requis leur placement sous contrôle judiciaire. Au cours de leur garde à vue, les quatre hommes ont minimisé leur participation à l'échauffourée qui avait éclaté, expliquant qu'ils étaient venus exprimer leur solidarité avec les intermittents.

Ils ont toutefois reconnu qu'ils avaient voulu interrompre l'émission, l'un d'entre eux laissant entendre que la manifestation sur le plateau de la Plaine Saint-Denis avait été organisée. Lundi, 200 intermittents du spectacle se sont rassemblés dans l'après-midi devant le siège de TF1 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour soutenir les quatre militants. Une délégation a été reçue, à sa demande et en fin de journée par Patrice Le Lay, le PDG de la chaîne. Par cette action, le mouvement des intermittents du spectacle a contraint la direction de TF1 à suspendre pendant deux heures la diffusion de son émission.

Lors de cette intrusion, des bousculades se sont produites et des coups échangés. Deux personnes ont dû être hospitalisées: un intermittent et une hôtesse. Souffrant d'une luxation de l'épaule, elle s'est vu prescrire dix jours d'interruption totale de travail (ITT), a précisé lundi une source policière. Dans un premier temps, trois personnes ont été appréhendées. La police a procédé dimanche matin à l'interpellation d'une quatrième personne, l'intermittent brièvement hospitalisé.

"Nous avons été victimes d'une opération commando très violente, je suis prêt à discuter mais jamais je n'accepterai de le faire dans de telles conditions", avait estimé de son côté M. Etienne Mougeotte, vice-président de TF1. La chaîne avait décidé de porter plainte pour "violences et voies de fait" contre les intermittents.

Les intermittents contestent depuis plusieurs mois la réforme de leur régime spécifique d'indemnisation du chômage, qui doit entrer progressivement en vigueur à partir du 1er janvier 2004.
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