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Lundi 10 Novembre 2003 à 00:00

La tranchée des espoirs sur France 2

Le réalisateur Jean-Louis Lorenzi et le producteur Jean-Luc Michaux, qui travaillent ensemble depuis des années, signent avec "La tranchée des espoirs" un beau film sur la fraternisation pendant la guerre de 14-18.

Ce film en forme de fable donne à voir toute l'absurdité du conflit, avec une grande économie de moyens et grâce à des comédiens parfaitement justes. Pendant une éphémère parenthèse de la "Grande guerre" -un terme que récuse Jean-Luc Michaux qui n'a aucune "nostalgie de cette boucherie" - des soldats français et allemands fraternisent après avoir désamorcé, lors d'une trêve, un énorme obus de 450 planté au milieu des tranchées.

"On a stylisé l'histoire, avec 12 personnages plus la fermière. On n'a rien inventé. A l'été 1918, l'Allemagne savait que la guerre était perdue", précise Thierry Bourcy, co-auteur du scénario et des dialogues avec Jean-Louis Lorenzi. La communication passe beaucoup par le jeu des acteurs, les dialogues étant d'une sobriété exemplaire entre ces survivants français et allemands qui endurent le même calvaire dans leurs tranchées respectives, pataugeant dans la boue et crevant de faim, coupés de leurs lignes arrière.

La fraternisation entre troupes ennemies n'avait jamais été abordée jusqu'ici, souligne Jean-Louis Lorenzi qui voit dans ce film sur la fraternité la troisième partie d'un triptyque, après la liberté dans "La colline aux mille enfants" et l'égalité avec "L'orange de Noël". Le personnage principal, Pierre Delpeuch, se révèle "un héros sans avoir cherché à le devenir", désamorçant mines et obus, explique son interprète Jean-Yves Berteloot. Il est le mari de l'institutrice de "L'orange de Noël" et une suite intitulée "La foire aux célibataires" sur l'émancipation des femmes après la guerre est prévue.

En sursis Si les fraternisations de Noël 1914 étaient connues, des épisodes comme le match de football le sont moins. Le personnage de Sylvaine, interprété par une Cristiana Reali charnelle et terrienne, incarne la vie pour ces "poilus" privés de tout et traumatisés par les horreurs qu'ils ont vécues. Quand elle les accueille à la ferme, après avoir failli être violée par un soldat allemand, elle revit comme avant, se souvient qu'elle a été autrefois surnommée "la guincheuse", leur offre un repas. "Pour tous ces hommes, elle est un peu la mère, la femme, la famille", souligne Cristiana Reali.

Du côté des Français, le jeune alsacien Auxence (Julien Baumgartner) se retrouve face à un "pays", enrôlé côté allemand, et qui fait office de traducteur. Le lieutenant Saint-Jean rêve d'une médaille avant l'armistice et provoque une quasi mutinerie parmi ces hommes qui se savent en sursis.

Ce film, qui sera ensuite diffusé sur la chaîne franco-allemande ARTE, est dédié aux 37 Poilus encore survivants en ce mois d'octobre 2003. Il a obtenu au festival de Luchon 2003 le prix du public, le prix du meilleur espoir masculin (Jean-Jérôme Esposito) et le prix de la meilleure musique.
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