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Mercredi 5 Novembre 2003 à 00:00

"Ne meurs pas", une fiction avec Roger Hanin en cancérologue

France 2 avec "Ne meurs pas", diffusé ce 5 novembre à 20h50 aborde le douloureux problème du cancer alors que le nombre de nouveaux cas de cancer a augmenté de 63% en vingt ans en France, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Cette histoire d'un éminent cancérologue, lui même atteint par la maladie, interprété avec justesse et retenue par Roger Hanin, éveille un écho particulier après la mort du Pr Léon Schwartzenberg, cancérologue et ancien ministre délégué à la Santé. Le réalisateur José Pinheiro a travaillé à partir d'une adaptation de Jean-Luc Seigle et Sandrine Bourguignon d'un livre du cancérologue David Khayat.

Pour Roger Hanin, qui incarne le Pr Paul Dalembert, "cette histoire était à la fois significative et exemplaire". "Dans toute ma carrière, c'était le plus beau film auquel j'ai participé. Celui dont je suis le plus fier", explique-t-il à propos de cette fiction sur "des émotions essentielles".

Entouré d'acteurs impeccables comme Patrick Mille (son jeune disciple Daniel Leperse) , Anne Aor (Jacqueline Dalembert, sa femme), Anne Caillon (Caroline Leperse) et Lucie Jeanne (Christelle Dalembert), Roger Hanin s'est glissé avec aisance dans la blouse blanche du grand patron, à son tour touché par un cancer incurable. Il enseigne à ses étudiants qu'il n'y a pas de cas désespéré, mais lorsqu'il passe de l'autre côté de la barrière, ses jugements tranchés se modifient.

Vus de l'intérieur, l'hôpital et les traitements de chimiothérapie ne sont plus appréhendés de la même façon par le médecin. Il s'appuie sur son jeune confrère qu'il a formé et en qui il a entière confiance. Le Pr Dalembert prend conscience de la pénibilité des traitements, de la nourriture immangeable pour des malades souffrant de nausées, parfois infantilisés par les infirmières, de la déshumanisation de ces services à la pointe de la technologie mais qui évacuent la mort.

Dalembert se rend compte qu'aux derniers moments, ce sont les infirmières qui sont présentes, pas les médecins. Le passage de témoin entre le maître et son élève Daniel se fera dans la dignité. "En plus de la technique, il faut de l'amour. Les patients ont besoin d'autre chose que de protocoles et de médicaments", lui dit-il peu de temps avant de mourir.

Le problème de l'euthanasie et de l'acharnement thérapeutique est évoqué, mais jamais de façon pesante. Les luttes de pouvoir entre les médecins et la hiérarchie très codifiée de l'hôpital sont également décrites avec acuité avec, en contrepoint, les affres des familles, que ce soient celles des malades ou celles des médecins.

Le cancer est la première cause de mortalité chez l'homme et la deuxième chez la femme en France et, selon une récente étude, ce fléau touche toute l'Europe et est devenu la première cause de mortalité chez les Quinze.
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