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Dimanche 9 Novembre 2003 à 00:00

La fusée russe Soyouz à Kourou

Avec l'accord juridique franco-russe sur les vols de lanceurs russes Soyouz depuis la base spatiale française de Kourou, qui a été conclu à Paris, la fusée la plus utilisée au monde obtient son "visa d'entrée" en terre d'accueil française en vue d'un lancement inaugural en 2006 dans le cadre d'un programme de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Ce document, signé par le vice-Premier ministre russe Boris Aliochine et le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin autorisera donc les Soyouz à "décoller" en direction du Centre spatial guyanais (CSG). "L'accord qui vient d'être signé est le premier d'une série qui permettra d'aller jusqu'à la concrétisation du projet. Il s'agit du seul accord intergouvernemental, les autres seront conclus avec l'ESA puis avec les industriels, essentiellement avec Arianespace (société qui gèrera et commercialisera tous les lancements de Kourou)", a expliqué à la presse Claudie Haigneré, ministre de la Recherche et des Nouvelles technologies, après avoir assisté à cette signature à l'hôtel Matignon.

Dérivé du missile balistique R-7, Soyouz (ou Zemiorka, voire Semiorka) est la fusée la plus utilisée et l'une des plus fiables au monde, avec à son actif près de 1.700 lancements de satellites ou de missions habitées depuis le premier Spoutnik, en 1957, et le vol du premier homme dans l'espace, Youri Gagarine, en 1961. Depuis 1996, elle est commercialisée également par la société franco-russe Starsem, à partir de Baïkonour (Kazakhstan). L'idée de tirs depuis Kourou a pris forme justement après la constitution de cette société, afin de faire profiter à ce lanceur de l'acquis considérable que représente la position équatoriale du CSG.

Dans le cas de lancements vers une orbite géostationnaire (36.000 km au-dessus de l'équateur), elle permet en effet de réduire la consommation d'ergols en profitant de la rotation de la Terre. Les Soyouz doivent combler le vide laissé vacant par l'arrêt, en février dernier, de l'exploitation des Ariane-4 pour emporter (dans la version modernisée Soyouz-ST) des charges utiles géostationnaires allant jusqu'à 3,2 tonnes, charges utiles impossibles à embarquer à Baïkonour (situé par 45 degrés de latitude nord).

Si, au plan technique, cette idée n'a jamais suscité d'opposition notable, l'obstacle venait du volet financier du projet, car les Soyouz, fournis par les Russes, nécessitent la construction d'un nouveau pas de tir. A l'issue du conseil de l'ESA au niveau ministériel, réuni en mai dernier à Paris, ses Etats membres ont adopté le programme chiffré à 314 millions d'euros et prévoyant que la société Arianespace en rembourse 121 millions après l'entrée des Soyouz en service.

La France a annoncé d'office qu'elle prendrait en charge la moitié de l'enveloppe globale, mais rien n'est encore définitivement réglé: les autres pays, dont certains n'ont jamais caché leurs réticences, ont jusqu'au 18 décembre pour prendre leur décision. Dans les années à venir, trois types de lanceurs doivent s'élever vers le ciel guyanais: lanceur lourd Ariane-5, qui doit pouvoir placer, dans ses versions existantes ou à l'étude, de 6 à 12 tonnes sur orbite géostationnaire, Véga, lanceur léger italien dérivé d'Ariane-4 et conçu pour mettre sur une orbite polaire à 700 km d'altitude une charge utile de 1,5 tonne et qui devrait être prêt à peu près au moment du vol inaugural de Soyouz, troisième de cette gamme.
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Vos réactions

Scipion | Samedi 28 Novembre 2009 à 12:44
Bonjour à la Guyanne...
A quand, de façon réaliste les fourchette de temps quant aux premiers lancements de SOYOUZ : Merci à vous / JC
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