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Vendredi 14 Novembre 2003 à 00:00

Dix ans de production audiovisuelle

Les principaux producteurs de programmes audiovisuels français dressent un "constat global de succès" de 10 ans de ce "secteur dynamique et créateur d'emplois, même s'il reste financièrement fragile" et souhaitent une redéfinition de la notion d'oeuvre audiovisuelle.

Réunis avant la remise du prix du producteur français de télévision 2003, qui aura lieu le 9 décembre, les producteurs nominés et anciens lauréats ont insisté sur la nécessité d'une "redéfinition de l'oeuvre audiovisuelle" qui conditionne les dispositifs publics de soutien à la création. Ils la considèrent comme "une priorité absolue".

Simone Harari (Télé Images) a expliqué que les définitions du CNC (Centre national du cinéma) et du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) diffèrent. Pour elle "c'est la lecture du CSA qui pose problème. Il faut un décrêt pour que le CSA n'ait plus cette marge d'interprétation et que le droit soit dit", a-t-elle dit en référence à la décision controversée du CSA de classer l'émission de télé-réalité "Popstars" en oeuvre audiovisuelle.

Selon une étude de la Procirep (Société des producteurs de cinéma et de télévision), la fiction française "reste le principal genre fédérateur d'audience" et attire plus de spectateurs que les films en salles. Autre point positif, le secteur crée des entreprises dont le nombre s'est multiplié par 2,5 entre 1993 et 2000 (+ 15% par an) avec, en 2.000, environ 700 sociétés de production actives (fiction, animation, documentaires). Mais le secteur reste concentré puisque 8% des sociétés réalisent 50% de la production (source CNC 2001).

L'explosion du nombre de chaînes câble et satellite (X6 en 10 ans) n'empêche pas que les chaînes nationales hertziennes représentent toujours 93% des investissements des diffuseurs français dans la production. Et, soulignent les producteurs, le niveau de la redevance en France est largement inférieur (-40%) à ceux de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne.

Sur 10 ans, les programmes français s'exportent bien malgré des difficultés conjoncturelles apparues en 2001 avec la crise du marché allemand. En volume, sur la période de dix ans, la part du documentaire a été multipliée par 7. Quant à la fiction, elle a progressé en valeur depuis 1997 mais pas en volume, avec une orientation vers la fiction de "prime time" et le passage des stars du grand au petit écran, entraînant une hausse du coût des "castings" (+ 73% sur les six dernières années). Laurence Bachman , directrice de la fiction sur France 2 a souligné que la chaîne publique "met souvent un plafond pour le prix des comédiens".

Au premier semestre 2003, 30% des tournages de fictions étaient délocalisés pour des raisons de coût. A cet égard, les producteurs souhaitent pour la télévision des aides fiscales similaires à celles décidées par le gouvernement pour inciter les producteurs de cinéma à tourner en France. Un crédit d'impôt est prévu à partir de 2004 à cet effet. L'USPA (Union syndicale de la production audiovisuelle) demande également de telles mesures d'incitation fiscale.

Pascal Breton (Marathon) s'est montré optimiste quant à l'avenir du secteur :"Nous allons doubler notre capacité de production dans les années qui viennent", a-t-il dit , affirmant que "le seul moyen de sauver les intermittents c'est le développement de l'industrie audiovisuelle", au moment où ceux ci protestent contre la réforme de leur régime d'indemnisation du chômage.
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