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Samedi 29 Novembre 2003 à 00:00

Echec d'une mission spatiale japonaise

Le Japon a échoué samedi à placer en orbite deux satellites espion chargés de surveiller la Corée du Nord, mettant ainsi à mal non seulement son programme spatial, mais également ses efforts pour se doter de capacités de renseignements propres face à la menace représentée par Pyongyang.

A 13H33 (04H33 GMT), la télévision nippone montrait des images de la fusée H-2A décollant de l'île méridionale de Tanegashima, à un millier de kilomètres de Tokyo. Mais, une dizaine de minutes plus tard, l'autodestruction a été déclenchée "car nous savions que la mission ne pourrait pas être menée à bien", a déclaré Shoko Yamamoto, porte-parole du projet. Un des deux propulseurs ne s'est pas détaché de la fusée et, "si nous avions continué, la fusée aurait manqué de vitesse et aurait perdu de l'altitude", a ajouté l'agence spatiale nippone dans un communiqué.

Les deux satellites étaient notamment chargés de surveiller les agissements de la Corée du Nord à un moment où le pays communiste, séparé du Japon par un bras de mer de moins de mille kilomètres, se fait de plus en plus menaçant. Les relations entre Tokyo et Pyongyang se sont sensiblement détériorées ces dernières années et, en 1998, la Corée du Nord a prouvé qu'elle était capable de frapper le Japon en testant avec succès un missile Taepodong qui avait survolé l'archipel.

La Corée du Nord est soupçonnée d'avoir déployé une centaine de missiles Rodong-1 d'une portée de 1.300 km pouvant atteindre l'ensemble du Japon. Le pays, qui se considérait comme protégé par le parapluie américain pendant les années de guerre froide, a alors pris conscience de la nécessité de capacités de défense plus autonomes, décidant d'envoyer quatre satellites espion pour un coût de 250 milliards de yen (2,3 mds USD).

Fin mars, Tokyo avait déjà placé en orbite les deux premiers satellites espion de son histoire, capables d'identifier des objets de moins d'un mètre. Le lancement de la seconde paire de satellites, qui devait avoir lieu le 10 septembre, avait été repoussée au 27 septembre puis, de nouveau, à ce samedi. La Corée du Nord avait qualifié les lancements de "provocation". Celui de samedi intervenait à quelques jours du début de nouveaux pourparlers multilatéraux visant à résoudre la crise nucléaire nord-coréenne. Ces négociations devraient débuter à la mi-décembre à Pékin avec le Japon, les Etats-Unis, la Russie, les deux Corées et la Chine.

Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi a estimé "extrêmement regrettable" l'échec de la mission, soulignant qu'il intervenait "au moment où nous aurions eu besoin de renforcer nos capacités à collecter des renseignements". L'échec du lancement était le premier depuis 1999. Intervenant peu après que la Chine eut réussi à envoyer son premier homme dans l'espace, il jette un doute sur l'ambitieux programme spatial nippon, soulignent des observateurs, ajoutant qu'un prochain lancement d'H-2A tranportant un satellite météo, prévu en février, sera certainement repoussé.
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