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Mardi 9 Décembre 2003 à 00:00

Genève accueille le Sommet mondial sur la société de l'information

Genève accueille mercredi une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement pour le premier Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), qui a pour ambition de combler le déséquilibre entre pays riches et pauvres dans l'accès aux outils modernes de communication comme l'internet.

Les réunions préparatoires ont abouti à un projet de Déclaration de principes et à un Plan d'action que le sommet, qui durera trois jours, devra adopter. Concernant le fonds spécial destiné à financer les efforts de réduction du fossé numérique Nord-Sud, les pays paticipant au sommet ont adopté mardi une solution d'attente, baptisée "calendrier pour la solidarité numérique", qui prévoit simplement que l'Union européenne, le Canada et le Japon vont étudier d'ici décembre 2004 l'utilité d'un tel fonds, a indiqué Marc Furrer, chef de la délégation suisse aux réunions préparatoires.

Les pays africains seront entre-temps libres de commencer à mettre en place un financement. Les autres questions litigieuses -liberté d'expression, rôle des médias, régulation de l'internet, respect de la propriété intellectuelle- ont été réglées par des formules vagues et des solutions d'attente. Ainsi un "groupe de travail" de l'Onu sera chargé de déterminer d'ici 2005 s'il convient de créer une nouvelle autorité de contrôle technique de la Toile.

En attendant, l'organisation mondiale des adresses internet (ICANN, Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), basée en Californie, reste en place, ce qui satisfait les Etats-Unis. Les organisations non-gouvernementales (ONG) participant au SMSI ont annoncé qu'elles publieraient une déclaration séparée. Elles accusent des pays comme la Chine ou la Tunisie (hôte de la deuxième phase du SMSI, prévue en 2005), qui répriment sévèrement leurs cyber-dissidents, de chercher à faire entériner le droit des gouvernements à censurer la Toile.

Le choix de Tunis comme lieu de la réunion de 2005 "est en contradiction avec la violation systématique de la liberté de l'information par le régime du président Ben Ali", a déclaré lundi à Genève le représentant de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) Antoine Madelin. La vice-présidente de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) Laurence Lacroix a indiqué que les ONG des droits de l'homme accréditées au SMSI avaient fixé des conditions pour la tenue du sommet suivant à Tunis. La Tunisie, a-t-elle dit, doit notamment "montrer des signes concrets d'amélioration de la situation des libertés".

Le président tunisien Ben Ali est attendu mercredi à Genève pour ouvrir le SMSI aux côtés du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et du président suisse Pascal Couchepin. Mais plusieurs autres dirigeants mondiaux pressentis se sont désistés, dont le chancelier allemand Gerhard Schroeder et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. La France sera représentée par son Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Le président zimbabwéen Robert Mugabe est arrivé mardi après-midi à Genève où il doit prendre la parole au sommet mercredi après-midi, après la cérémonie d'ouverture.

La Suisse lui avait accordé une autorisation d'entrée malgré l'interdiction de voyager qui lui est imposée par des pays occidentaux. En tout, près de 16.000 personnes venues de 180 pays se sont inscrites pour participer au SMSI et à des dizaines d'événements annexes (dont un Forum des médias électroniques) à Palexpo, un vaste centre de congrès proche de l'aéroport de Genève, selon un responsable suisse. Quatre mille membres de la société civile, dont un millier d'ONG, sont attendus ainsi qu'un millier de journalistes, a-t-il précisé.

Le syndicat du personnel de l'Union internationale des télécommunications (UIT), l'organisateur du Sommet, a décidé lundi de suspendre la grève qu'il entendait organiser à l'occasion du SMSI pour protester contre des réductions d'effectifs. Palexpo est surveillé depuis lundi par quelque 2000 militaires, qui prêtent main forte à la police genevoise et à 700 policiers venus d'autres cantons.

Pour ce premier sommet mondial organisé à Genève, les autorités locales ne craignent pas de manifestations violentes comme celles qui avaient accompagné le sommet du G8 à Evian (France) en juin.
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