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Samedi 13 Décembre 2003 à 00:00

Le Sommet de l'information se clôt sur un plan pour combler le fossé numérique

Le premier Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) a adopté vendredi un plan d'action pour résorber la "fracture numérique" entre Nord et Sud, après trois jours de travaux sans grands résultats concrets pour les pays pauvres.

Les 11.000 délégués des 175 pays réunis à Genève se sont donné rendez-vous à Tunis, pour la deuxième phase du sommet prévue en 2005. Dans son discours de clôture, le président suisse Pascal Couchepin a estimé que les gouvernements avaient trouvé "un compromis solide" et que Genève était le début d'un processus. Au cours de réunions préparatoires au sommet de Genève, les participants s'étaient mis d'accord à la dernière minute pour reporter à Tunis les questions les plus ardues, notamment celle du financement d'un Fonds de solidarité numérique dont les Africains réclamaient la création pour les aider à diffuser plus largement les nouvelles technologies comme l'internet et le téléphone portable.

Coupant la poire en deux, les participants ont approuvé la création du Fonds par les pays qui le souhaitent, les autres ayant jusqu'à fin 2004 pour décider d'y contribuer ou non. Les pays riches ont fait valoir qu'ils entendaient privilégier dans l'immédiat les dispositifs de financement existants. Les Africains semblaient dans l'ensemble faire contre mauvaise fortune bon coeur. "Avec le mouvement tel qu'il est parti, nous arriverons largement à équiper l'Afrique", a estimé le président sénégalais Abdoulaye Wade, à l'origine du Fonds de solidarité.

Interrogé par l'AFP, il s'est refusé à chiffrer le montant nécessaire aux besoins de l'Afrique et a indiqué qu'il n'attendait pas de contribution majeure de la part des Etats. "Je préfère passer par les villes, la société civile, les ONG, les jeunes...", a-t-il expliqué. La ville de Genève, qui a offert d'héberger le Fonds, a annoncé une contribution de 330.000 euros. Lyon (France) s'est engagée à verser 300.000 euros et le Sénégal 420.000 euros. Ouvert mercredi par M. Couchepin et par le secrétaire-général de l'Onu Kofi Annan, le Sommet a réuni une quarantaine de chefs d'Etat, pour la plupart de pays arabes ou africains, de nombreux dirigeants occidentaux ayant déclaré forfait dans les dernières semaines.

La présence à Genève de dirigeants de nombreux régimes autoritaires a été critiquée par plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG) comme Reporters sans frontières et Amnesty International, pour qui le Sommet a occulté la répression des "cyber-dissidents" dans plusieurs pays. La Chine a ainsi condamné jeudi à huit ans de prison un ancien fonctionnaire, Li Zhi, accusé d'avoir dénoncé la corruption de cadres du régime communiste sur le net. Les ONG ont aussi dénoncé l'organisation de la suite du sommet en Tunisie, pays qui selon elles bafoue la liberté d'expression. Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Habib Ben Yahia, a estimé vendredi qu'il s'agissait d'une "campagne visant à ternir l'image" de son pays.

D'ici à Tunis, les pays participants risquent de se déchirer sur la question de la réglementation de l'internet, qui relève actuellement de l'ICANN, l'organisation mondiale des adresses internet, un organisme à but non-lucratif basé en Californie. La France souhaiterait confier cette fonction à l'Union internationale des télécommunications (UIT, une émanation de l'Onu), ce que les Etats-Unis refusent. Kofi Annan a été chargé de créer un groupe de travail qui fera des propositions à ce sujet d'ici à 2005.

Le sommet a donné lieu à une intense activité diplomatique autour du président égyptien Hosni Moubarak, qui a rencontré mercredi le ministre israélien des Affaires étrangères, Sylvan Shalom et son homologue iranien, Mohammad Khatami.
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